« Vendu Sold » La Fondation Guido Molinari s’engage pour les éditions Esse : interview Marie-Eve Beaupré, directrice de la Fondation 

Le polyptyque Vent bleu (1995) dans l’atelier de la rue Sainte-Catherine. Photo : Jean-Guy Kérouac. Musée national des beaux-arts du Québec.

Découverte des lieux emblématiques de la création à Montréal avec la Fondation Guido Molinari rue Sainte Catherine, dans le vibrant quartier d’Hochelaga, repère de nombreux artistes. Peintre et figure majeure de l’abstraction canadienne, critique et théoricien de l’art, Guido Molinari (1933-2004) à travers sa Fondation, lègue un manifeste d’ouverture et de transdisciplinarité partagé avec sa compagne Fernande Saint-Martin (1927-2019) professeure, théoricienne et sémiologue, critique d’art et poète dont la pensée féministe continue d’inspirer de nombreux artistes. Résolument tournée vers la création actuelle et la transmission, la gardienne de leur pensée en acte, Marie-Eve Beaupré, actuelle directrice du la Fondation, nous partage les étapes décisives de son parcours et ce qui l’a séduit autour du rayonnement et des missions de la Fondation, selon une vision circulaire et écologique des pratiques. En plus d’expositions temporaires, la Fondation propose des résidences de recherche-création dont elle me détaille le principe. 

Selon la tradition d’hospitalité qui animait Guido Molinari, la 17e édition de Vendu–Sold en soutien aux éditions Esse ouvre cette semaine avec l’exposition à la Fondation des 44 œuvres mises aux enchères. Marie-Eve a répondu à mes questions. 

Marie-Eve Beaupré, Directrice générale et artistique. photo Jennifer Alleyn

Marie-Eve, S’il fallait résumer votre parcours avant la Fondation Guido Molinari…

J’ai eu le privilège, en tant qu’historienne de l’art et j’aime aussi me définir comme une praticienne de terrain, de développer parallèlement un travail de commissaire d’exposition et d’autrice, jusqu’à devenir, en 2023, directrice générale de la Fondation Guido Molinari.

Auparavant, j’ai travaillé comme conservatrice de la collection d’art contemporain du Musée des beaux-arts de Montréal, puis au Musée d’art contemporain de Montréal, où j’ai dirigé des projets de recherche, d’exposition et d’acquisition consacrés notamment aux artistes canadiens au sein de nos institutions muséales nationales.

Depuis maintenant trois ans, je me plais à me définir comme la « gardienne » de la Fondation Molinari. C’est, à mes yeux, l’un des plus beaux lieux au Québec pour une historienne de l’art : un espace où l’on peut véritablement pratiquer l’histoire de l’art, tout en demeurant en dialogue constant avec les artistes.

`

Façade de la Fondation Guido Molinari, photo Guy Lheureux

Pouvez-vous nous redire quel est l’ADN de la fondation ?

Difficile de résumer cela en quelques mots.

Pour nous, l’histoire de l’art est avant tout un matériau : un matériau que nous souhaitons continuer à nourrir et à développer, en poursuivant l’écriture de cette histoire dans un dialogue constant avec les artistes contemporains.

Nous aimons dire que nous créons des traits d’union entre les générations : entre celles de nos pionniers, comme Fernande Saint-Martin et Guido Molinari, et les générations actuelles. Il s’agit de faire en sorte que l’on n’oublie jamais nos pionniers, tout en s’inspirant de leur héritage pour nourrir et prolonger la création contemporaine.

Car les thèmes se transforment avec le temps et l’histoire, mais les idées, elles, ne disparaissent jamais complètement : elles se déplacent, se transforment et continuent de se développer.

Notre devoir est de nous assurer que nous nous souvenions d’où nous venons, afin de pouvoir continuer à avancer.

Qu’est-ce qui vous motivait vis-à-vis de ce lieu singulier, loin du white cube ? 

À vrai dire, mon parcours est lui aussi assez circulaire. Pour moi, c’est en quelque sorte un grand retour.

Lorsque j’étais jeune étudiante en histoire de l’art, vers l’âge de 20 ans, je réalisais, entre autres, des inventaires pour des artistes. Pendant une dizaine d’années, ce travail m’a permis de voyager et de financer mes études. J’ai ainsi réalisé les inventaires de plusieurs artistes québécois, notamment Betty Goodwin, Edmund Alleyn et, bien sûr, Guido Molinari.

Je me souviens avoir passé plusieurs mois à inventorier ses œuvres, notamment ses monochromes. J’étais fascinée. Pendant près de trois mois, nous ne faisions l’inventaire que des tableaux bleus. Je me demandais : comment un artiste peut-il avoir une approche aussi obsessionnelle de la couleur, au point de travailler la couleur seule ?

Ce travail d’inventaire, réalisé ici il y a une vingtaine d’années, peu après son décès, a profondément influencé mon parcours. Il a nourri mes études et m’a menée à consacrer mon mémoire de maîtrise, puis mes recherches doctorales, à la monochromie : à son développement dans l’histoire de l’art et à sa représentation au sein des collections canadiennes et muséales.

En somme, mon travail ici a directement inspiré mes recherches d’historienne de l’art.

Après quinze années passées à travailler dans les musées québécois, j’ai finalement décidé de revenir ici, pour continuer à exercer mon métier à une échelle plus humaine et développer des programmes qui me permettent peut-être d’être plus innovante, plus libre et plus agile que je ne pouvais l’être au sein des grandes institutions que j’ai eu le privilège de fréquenter.

Vous préparez une exposition à la mémoire de Fernande Saint-Martin. Écrivaine, journaliste, poète, théoricienne, professeure, sémiologue, théoricienne et critique d’art. En quoi son rôle a-t-il été décisif ?

Pour 2027, je travaille effectivement à développer une exposition consacrée à Fernande Saint-Martin, dans laquelle des artistes contemporains vont performer et, d’une certaine manière, continuer à faire vivre sa parole.

Fernande est l’une de nos grandes théoriciennes francophones de l’art contemporain. Elle a été une critique d’art particulièrement audacieuse. Elle a notamment fondé la revue Châtelaine, qui est devenue une tribune importante pour les femmes, autour de leur place et de leur autonomie dans la société, dans une perspective féministe et avant-gardiste qui était encore très novatrice à l’époque. Elle a également dirigé le Musée d’art contemporain de Montréal de 1972 à 1977.

Poète, elle a écrit tout au long de sa vie et collaboré à de nombreuses revues. Les Éditions de l’Hexagone ont d’ailleurs publié une anthologie de ses écrits.

À travers cette exposition, nous souhaitons rassembler les différentes facettes de Fernande et, surtout, les maintenir vivantes. Cela passera par tout un programme de performances, de lectures, de poésie et d’art sonore.

Fernande et Guido étaient également de grands mélomanes. Aujourd’hui, la Fondation accueille plusieurs fois par an des concerts de musique contemporaine. À vrai dire, ils étaient tous les deux profondément ouverts à une approche multidisciplinaire de l’art.

C’est dans cet esprit que nous souhaitons poursuivre notre programmation : en développant des expositions et des projets où les pratiques dialoguent librement, sans frontières entre les disciplines.

Atelier de Molinari. Photo : _naturehumaine

Comment se sont rencontrés Guido et Fernande ? 

C’est une très belle histoire. Ils se sont rencontrés à l’occasion d’une exposition présentée à Montréal, sur le site de la Place des Arts, à l’emplacement où se trouve aujourd’hui le Musée d’art contemporain. L’exposition s’intitulait Place aux artistes.

À cette époque, Fernande était critique d’art, tandis que Guido participait à l’exposition, où il présentait à la fois des poèmes, des sculptures et des peintures. C’est donc en fréquentant tous les deux la scène culturelle montréalaise qu’ils se sont rencontrés.

De cette rencontre est née une histoire commune qui allait durer plusieurs décennies, au fil desquelles ils ont cheminé ensemble, tant sur le plan personnel qu’artistique.

En matière d’architecture l’histoire du lieu est singulière

En effet, notre musée est installé dans une ancienne banque : un bâtiment historique centenaire qui a cessé ses activités bancaires au début des années 1980. Fernande et Guido ont alors fait l’acquisition de cet édifice, qui est devenu par la suite le lieu de la Fondation Molinari et dont nous avons aujourd’hui la responsabilité.

C’était un espace particulièrement adapté à leur pratique. Ils pouvaient notamment y accueillir leurs groupes d’étudiants et y créer des œuvres de très grand format. Guido était d’ailleurs l’un des pionniers de la peinture abstraite au Québec. Si vous visitez les collections du Musée des beaux-arts de Montréal, vous pouvez d’ailleurs constater l’ampleur des formats qu’il a réalisés.

Au cœur du bâtiment se trouvait son atelier, qui constituait véritablement le centre de leur activité. Le lieu accueillait également le Quatuor Molinari, un ensemble majeur de la musique contemporaine, actif depuis plus de vingt ans et comptant parmi les quatuors les plus primés au pays.

C’était donc un lieu profondément vivant, où se croisaient l’enseignement, la musique et la création artistique. À leur décès, Fernande et Guido ont légué cet espace, mais ils avaient pris soin d’en assurer la pérennité auparavant, en créant l’organisme à but non lucratif qui allait devenir la Fondation Molinari.

Vous consacrez dans l’espace d’exposition une section autour du bureau de Fernande avec ses axes de recherches et les thèses de ses étudiants.es : une histoire de transmission 

Pour nous, ces archives sont aussi une matière. Notre travail en muséologie ne s’intéresse pas uniquement aux œuvres, mais plus largement à l’histoire.

Dès lors, comment garder vivante leur place dans l’histoire et comment exposer ce legs, c’est tout un défi. Il faut être très créatifs, trouver des manières accessibles, lisibles, efficaces et originales de valoriser leur place dans la société, puis au sein de la communauté culturelle.

Un geste, entre autres, que nous avons vu ensemble, est très simple : exposer les mémoires de maîtrise et les thèses de doctorat de toutes les étudiantes que Fernande a accompagnées au cours de son parcours académique comme professeure.

Ces femmes sont devenues d’importantes conservatrices de musées, des directrices d’institutions canadiennes. Ce sont aussi les femmes qui m’ont enseigné et qui m’ont donné une place dans la communauté.

Alors, je trouve cela très important, et en même temps très touchant, de poser des gestes qui permettent d’exposer les liens entre les générations.

Et en même temps, maintenant, pour venir à l’exposition temporaire Vent Bleu, œuvre majeure de Guido à partir de laquelle un dialogue est proposé avec des artistes contemporains 

Nous pouvons notamment observer une photographie d’Anne-Marie Proulx, artiste québécoise, qui s’est rendue dans la région de Marseille, dans le sud de la France, afin de tenter de saisir l’esprit du mistral, ce vent réputé pour rendre fou, comme le dit l’expression populaire. Le mouvement et le flou perceptibles dans ses photographies peuvent ainsi s’expliquer par la puissance de ce vent. Pour la photographe, parvenir à prendre des clichés dans ces conditions constituait manifestement un exercice difficile, tant pour le corps que pour la maîtrise de l’appareil. Le flou et le mouvement présents dans les images traduisent donc directement l’intensité du mistral qu’elle a expérimenté.

Vous proposez aussi des résidences, sous quelle forme ?

Depuis près de 15 ans la Fondation s’engage auprès d’artistes québécois.es actuel.le.s à travers un programme de résidences. 

On invite à partir d’un appel à projet, les artistes à faire une proposition de recherche création où l’histoire de l’art est un matériau. Que le dialogue soit de résonance ou de dissonance avec le legs de Molinari, nos collections, le bâtiment, des éléments historiques… Cela représente un très large terrain de jeu pour réfléchir dans une perspective historique à la création contemporaine.

Comment cela se traduit ? 

En plus d’une importante aide et dotation financière, la résidence inclut un séjour de recherche-création de 8 semaines à l’hiver (janvier-février) sur les lieux de la Fondation avec l’espace central dédié, l’accès à sa collection, ses archives et le soutien continu de l’équipe. 

Pouvez-vous nous dévoiler les enjeux de votre participation au festival Extra ! organisé par le Centre Pompidou dans le cadre de son hors-les-murs en 2027 ? 

Nous avons été invités à participer à cet événement étant donné la nature de l’exposition et son format hors les murs, dans le cadre du festival de littérature vivante Extra ! du Centre Pompidou. Fernande est une figure centrale dans le développement de la parole et du langage de l’art contemporain dans notre pays. Il était donc tout naturel de faire partie de cet événement à partir de cette exposition consacrée aux visages de notre pionnière.

C’est très intéressant et stimulant, d’un point de vue muséographique, de réfléchir à la manière dont on peut donner à voir le legs d’une femme aux nombreux visages.

Cela va notamment se traduire par des installations sculpturales qui permettront de mettre en valeur sa bibliothèque, constituée entre autres de quelque 2 000 livres, mais aussi ses archives et les œuvres qu’elle a acquises au fil du temps, notamment des pièces de Joan Mitchell, d’Henri Michaux et d’autres artistes contemporains de sa génération.

Nous nous sommes aussi posé une question simple et essentielle : « Quelles étaient les œuvres présentes dans son espace d’écriture ? »

Enfin, nous donnerons également une place à la parole, de manière performative, en faisant entendre les poèmes et les livres d’artistes poétiques qu’elle a produits et édités.

Pour aller vers l’exposition Venise 68 la biennale de la contestation, et la maquette, Quels en sont les contours ?  

L’exposition Venise 68 est développée en dialogue avec l’artiste d’origine autrichienne, mais établi à Montréal depuis de nombreuses années, Klaus Scherübel.

Selon une approche de type period rooms, l’artiste reconstitue, à partir d’une enquête et de documents photographiques, une expérience esthétique et cognitive qui s’inscrit à l’encontre du cadre muséographique conventionnel.

À partir de mes recherches menées l’année dernière à Venise, comme historienne de l’art de terrain, je suis allée consulter les quelque trente boîtes d’archives de la Biennale de Venise consacrées à l’édition de 1968.

À partir d’un document photographique que nous avons choisi, l’artiste va reconstituer un point de vue dans l’espace, en reconstruisant littéralement l’un des murs du Pavillon canadien. Grâce à des spécialistes du cinéma, il va également remettre en présence physique l’un des éléments issus des archives photographiques que nous avons ciblés.

L’objectif est de révéler non seulement la présence des œuvres de Molinari à Venise, mais aussi de souligner le contexte historique, social et politique dans lequel cette présentation s’est déroulée. Venise 68 s’inscrit dans un contexte très singulier, marqué notamment par les manifestations étudiantes, dont celles du groupe d’étudiants de l’École d’architecture de Venise.

Or, en 1968, manifester signifie aussi faire face aux arrestations, à la brutalité policière et, en Italie, à un contexte marqué par la persistance du fascisme.

Nous tenterons donc de remettre en valeur le contexte sociopolitique qui prévalait à cette période, au moment où Guido Molinari, alors très jeune, retourne en Italie, le pays d’origine de ses parents, et y présente ses œuvres pour la première fois.

Cette édition de la Biennale de Venise était véritablement une Biennale de la contestation. Souvenons-nous que plusieurs artistes avaient fermé leur pavillon, retourné leurs œuvres ou posé différents gestes de protestation.

Et nous avons découvert que Molinari avait lui aussi écrit un manifeste, qu’il avait rendu public dans le pavillon.

Molinari fait partie des vagues d’immigration italienne au Canada : pourquoi le choix de ce quartier ? 

Ses parents ont déménagé dans le quartier d’Hochelaga-Maisonneuve qui était plutôt un quartier ouvrier au départ et relativement modeste. Malgré cela, l’ambiance artistique dans laquelle il grandit, le conduit à une vraie curiosité pour l’art dans un contexte canadien français. C’est en 1982 qu’il fait l’acquisition de l’ancienne succursale bancaire. 

Le quartier est resté très dynamique en termes de création : un élément au cœur de vos missions et actions 

En effet et si nous sommes le pôle principal de diffusion de l’art contemporain, nous nous appuyons sur de nombreux centres d’artistes autogérés, ateliers partagés, à partir de certains bâtiments, dont des églises désacralisées et transformées par des artistes en lieux de résidence. On est entouré de praticiens, praticiennes emblématiques comme Nico Williams qui a gagné le Prix Sobey récemment, ou le vidéaste Pascal Grandmaison, ou encore Marie-Claire Blais, Arkadi Lavoie Lachapelle. Tout un vivier qui nous entoure. 

De plus les artistes sont au cœur de nos actions culturelles que nous mettons en œuvre comme le programme de visites d’ateliers destiné à démystifier ce lieu souvent perçu comme intimidant ou inaccessible. On offre la possibilité au grand public de réserver une place pour aller faire des visites et bénéficier d’une médiation.  

Quelles actions en faveur du public jeune ? 

On accueille des publics du primaire et du secondaire, et on travaille également beaucoup avec les cégeps et les universités. Mais les adolescents représentent un public que nous avons particulièrement ciblé, parce que, si l’on s’inspire de nos pionniers, il est essentiel de les accompagner dans la découverte et la familiarisation avec les métiers de la muséologie.

Nous leur offrons donc différentes occasions d’écrire sur l’art, de créer des expositions et de réfléchir aux nombreux métiers qui composent le milieu muséal. Ils peuvent ainsi se questionner sur des professions comme celles de commissaire ou de conservateur·rice, mais aussi sur des métiers moins connus, comme technicienne en muséologie ou éclairagiste. Autant de fonctions qui, chez nous, sont notamment occupées par des femmes.

Comment votre carte de visite est-elle le reflet de la vision écologique que vous portez ?

Cette carte est le premier geste que j’ai posé comme directrice. Ce n’est pas ma première carte comme vous pouvez imaginer depuis le début de ma carrière. Je voulais que cette carte soit un objet qui incarnait la vision que je voulais développer ici autour d’une écologie des pratiques. C’est dans ce sens que depuis quelque temps, nous développons sur nos terrasses des plantes aux propriétés tinctoriales. Cela rejoint les connaissances et les recherches de plusieurs artistes de notre communauté sur les pigments et leur extraction. 

Sans oublier que pour Molinari, la réflexion sur la couleur est véritablement au cœur de la force de son travail. C’est pourquoi nous avons décidé que notre niche serait la couleur en lien avec l’histoire de l’art. Nous avons ainsi lancé le projet d’un jardin de plantes tinctoriales avec des plantes qui correspondent aux couleurs utilisées par Molinari et qui viendront animer nos futurs ateliers. On s’assure de partager les savoirs en engageant des artistes jardiniers qui prennent soin des plantes et animent des ateliers autour de l’extraction des pigments. Nous préparons également un ouvrage sur l’histoire de l’art du point de vue des matériaux dans une mise en perspective qui rejoint les recherches de Guido Molinari. 

Ce continuum s’inscrit directement dans l’approche circulaire de mon parcours que je résumerais ainsi : Réfléchir, semer, créer. 

Infos pratiques : 

Actuellement à la Fondation : 

Faire école. L’enseignement dans la vie de Fernande Saint-Martin et Guido Molinari 

Soutenir la 17e édition de Vendu–Sold 

du 8 au 20 septembre 2026, sur le site de  BYDealers

Exposition des 44 œuvres disponibles aux enchères à la Fondation 

Avec les œuvres de : Olga Abeleva, Edmund Alleyn, Sara A.Tremblay, Lorna Bauer, Manuel Bisson, Marie-Claire Blais, Catherine Desroches, Evergon, Nadine Faraj, Beth Frey, Allie Gattor, Surabhi Ghosh & Patrick Howlett, Paul Hardy, Dil Hildebrand, Chris Kline, Karen Kraven, Suzy Lake, Yen-Chao Lin, Jacinthe Loranger, Caroline Mauxion, Aaron McIntosh, Malik McKoy, Maddie McNeely, Gilles Mihalcean, François Morelli, Mallory Lowe Mpoka, Adrian Norvid, Bea Parsons, Celia Perrin Sidarous, Yann Pocreau, Alberto Porro, Brian Rideout, Guillaume Simoneau, Bronson Smillie, Derek Sullivan, Andrea Szilasi, Eve Tagny, Swapnaa Tamhane, Paras Vijan, Emma Welch, Irene F. Whittome, Shaheer Zazai.

Visitez la billetterie pour les différents évènements 

https://fondationguidomolinari.org

https://encan.esse.ca/fr