Odile Redolfi, Hôtel Windsor : dans les coulisses d’OVNi festival avec Mai Ling, Shu Lea Cheang et le duo Ittah Yoda 🎧

Shu Lea Cheang KI virus rising, 3 channel installation, Guangju Biennale, Shu Lea Cheang 2018

Odile Redolfi, directrice et fondatrice d’OVNi Festival et directrice du Windsor Hôtel a su rebondir en cette période de crise à travers des résidences d’artistes au sein de l’hôtel, une exposition au Musée des Arts Asiatiques de Nice (nouveau partenariat) tout en préparant l’édition 2021 d’OVNi Festival avec Florent To Lay, le commissaire. Si l’édition 2020 n’a pu se tenir sous sa forme habituelle, Odile Redolfi avec l’artiste vidéaste Pia Maria Martin, professeur à la Villa Arson, a eu l’idée de projeter des vidéos des étudiants sur les fenêtres des chambres désertes de l’hôtel Windsor. “OVNi ouvre la fenêtre” a marqué ainsi une forme de résilience en ce contexte de restrictions. Avec un nombre croissant de partenaires institutionnels (Mamac, NMNM Monaco..) Odile fédère énergies et programmations conjointes qu’elle imagine inscrire dans un temps long, sous la forme d’une éventuelle Biennale en parallèle à l’édition de Camera Camera.

Mai Ling

A présent Odile Redolfi et Florent To Lay proposent en co-production avec le Musée des Arts Asiatiques deux expositions : Dialogues du collectif Mai Ling et Becoming Virus de Shu Lea Cheang. Le collectif viennois Mai Ling travaille autour des stéréotypes liées aux femmes asiatiques dont les corps sont souvent racisées et genrés dans la vision occidentale. Leurs vidéos pleines d’humour traitent aussi des ambivalences liées aux habitudes alimentaires ou la montée du racisme anti-asiatique depuis le début de la pandémie. Un audio guide alternatif de leur invention propose enfin un autre récit des collections du musée.

Shu Lea Cheang, Becoming Virus OVNi festival, musée des arts asiatiques Nice

Shu Lea Cheang avec la grande installation immersive “Virus en devenir”, aux confins de la science-fiction et de la biotechnologie nous livre un récit dystopique où il est question de contrôle du corps et de l’esprit, des dérives du marketing et de la data, de pilules orgasmiques, d’humanoïdes et de génome. Pionnière de l’art numérique, l’artiste a été choisie pour représenter Taïwan à la Biennale de Venise de 2019 avec l’installation 3x3x6 (2019) au Palazzo delle Prigioni sous le commissariat de Paul B. Preciado.

Benoit Barbagli, hall Hôtel Windsor

De plus Odile Redolfi accueille dans le lobby de l’Hôtel Windsor l’artiste Benoit Barbagli diplômé Villa Arson, représentée par la galerie Eva Vauthier qui s’inscrit dans le sillage d’Yves Klein ou de Philippe Ramette dans des performances en pleine nature qui rejoue les questions d’apesanteur, de limites du corps et d’empreintes terrestres et philosophiques.

Ittah Yoda, Installation view, body alights – fragmented memory, Sprout Curation, Tokyo,JP, 2018

Last but not least, le duo fomé par Virgil Ittah et Kai Yoda, “Ittah Yoda” accueilli en résidence peut développer un nouveau projet à l’Institut de la mer de Villefranche par l’intermédiaire d’Odile, qui sera présenté à OVNi festival. On les retrouvera également aux Rencontres d’Arles dans le prolongement de leur résidence Institut français-Arles VR. Lauréats Cité Internationale des Arts, passés par Berlin et venant chacun d’une double culture, leurs oeuvres mêlent formes primitives (ici le phytoplancton couplé à du verre), réalité virtuelle, savoir-faires archétypaux. Talents à suivre.

En écoute : Interview- Podcast Odile Redolfi, depuis la dernière chambre du Windsor créée par l’artiste Nicolas Rubinstein, sous l’égide de Saint Exupéry 🎧

Interviews à suivre en complément : Adrien Bossard, directeur musée des arts asiatiques, Virgil Ittah (duo IttahYoda), Hélène Guenin, directrice du Mamac.

Autres visites en partenariat avec les institutions du territoire :

Villa Arson, exposition de Slavs and Tatars

Mamac, les Amazones Du Pop

Espace de l’Art Concret, Vera Molnar

-Monaco : NMNM La Villa Paloma & La Villa Sauber

Infos pratiques :

Benoit Barbagli

Hôtel Windsor, le hall

jusqu’au 30 septembre

Shu Lea Cheang, Musée des Arts Asiatiques

jusqu’au 16 mai

Mai Ling, Musée des Arts Asiatiques

jusqu’au 25 avril

https://www.ovni-festival.fr/2021/