OVNi 5ème édition : Rencontre avec Odile Redolfi, Haily Grenet et Bérangère Armand

Un trio de choc pour une édition 2019 enrichie de nouveaux partenaires et lieux dans tout Nice. Rencontre en avant-première à Paris de la fondatrice d’OVNi festival Odile Redolfi et la directrice de la foire Camera Camera, Haily Grenet, rejointes cette année par la commissaire Bérangère Armand.

1. Pourquoi un festival vidéo à Nice au WINDSOR ?

Odile Redolfi J’ai repris la direction de l’hotel en 2004, un hotel où je courrais petite dans les sous sols et dont je connaissais tous les recoins mais que je n’avais guère fréquenté pendant mes trente ans de vie parisienne. Prenant conscience de l’importance de la collection de chambres que mon oncle avait constitué, j’ai pris des cours avec Catherine Maachi à la Villa Thiole, et j’ai développé les expositions, continué la collection et créé le festival OVNi avec Pauline Payen en 2015.

Depuis le virus de la vidéo m’a pris et je consacre beaucoup de temps et d’énergie à développer ce festival, dont le format unique me semble séduisant et qui permet de donner une visibilité à des lieux et initiatives niçois inédits. 

J’aime par ailleurs “ramener” des partenaires de mes voyages comme les institutions coréennes en 2015, l’Argentine l’année suivante et Israël cette année. Des voyages où la recherche de découvertes de vidéos est toujours là, un de mes plaisirs étant de les faire ensuite découvrir aux festivaliers d’OVNi.

2. Quelles nouveautés pour cette 5ème édition d’OVNI ? (partenariats, programmation..)

O.R. Une des principales nouveautés de l’édition 2019, c’est l’invitation faite à OVNi d’imaginer des interventions dans certains musées de la ville en complément des programmations des lieux. Nous sentons d’année en année une adhésion toujours plus forte des institutions niçoises à nos côtés.

B.A. Dans le cadre d’OVNi à l’hôtel, nous accueillons un nouveau partenaire : l’hôtel West End sur la Promenade des Anglais. L’exposition imaginée pour les lieux Travelling versus traveling présentera en avant-première mondiale la vidéo de Ange Leccia Novembre 1963 juxtaposant des scènes du Mépris de Godard et des images de l’assassinat du président Kennedy.

OVNi à l’hôtel 2018

3. Camera Camera, quelles nouvelles galeries participent, quels temps forts ?


Haily Grenet Cette année nous poursuivons notre développement international avec une galerie de Macédoine (akantus gallery) et une galerie de Rome (gallery appart). Nous ouvrons également nos portes à de nouveaux modèles de galeries comme les galeries digitales ARTi et Bubenberg.

Camera Camera, galerie Analix Forever


4. agnès b marraine de cette édition et Jennifer Flay présidente du jury des prix pour le salon, en quoi leur regard vous inspire ?


O.R. agnès b., c’est une cheffe d’entreprise audacieuse dans un univers créatif, mais pour nous c’est d’abord une galeriste, une réalisatrice, une collectionneuse… C’est aussi une femme de cœur qui a soutenu de nombreux artistes. Le choix d’agnès b. s’est imposé d’autant qu’OVNi était à la croisée de l’art vidéo et du cinéma cette année.
H.G. Jennifer Flay a un parcours très inspirant de son passé de galeriste à son influence actuelle en tant que Directrice artistique de la FIAC. Jennifer Flay a permis de positionner la FIAC comm un évènement incourtournable de la scène artistique mondiale tout en tissant un lien fort avec les lieux culturels de toute la ville.
B.A. De tels appuis nous encouragent pour le développement d’OVNi. Leur regard sur les oeuvres nous enrichie, tout comme leur engagement constant pour l’art et les artistes.


5. Collectionnez-vous de la vidéo ?


O.R. Oui, je collectionne de différentes manières : des oeuvres in situ pour les chambres de l’hôtel et à titre personnel je soutiens les artistes par l’acquisition de petites pièces : quelques dessins, peintures et vidéo. Si, pour l’hôtel, chaque oeuvre doit trouver sa place et contribuer à bâtir le lieu, j’ai plus de liberté pour moi-même, mais finalement assez peu d’espace disponible. En ce sens, la vidéo peut être collectionner sans limite! En somme, elle apporte une dimension supplémentaire à la collection.
B.A. Je collectionnais jusqu’à présent des œuvres de jeunes artistes, notamment des dessins et des peintures car je suis sensible à leur matérialité. La mission pour OVNi a fait grandir en moi le goût pour l’image en mouvement et ses diverses incarnations. L’envie de soutenir des artistes vidéos devient désormais pour moi une possibilité très naturelle.

Infos pratiques :

OVNi en ville

du 22 novembre au 1er décembre

OVNi à l’hôtel et salon Camera Camera

du 29 novembre au 1 er décembre

www.ovni-festival.fr