Le Prix Marcel Duchamp à Brugnon Rollin, duo belgo-luxembourgeois, Basel Paris à l’épreuve du réel !

Record ! Claude Monet « Iris » (1924–1925), Collection Schlumberger, Damien Perronnet/ArtDigitalStudio/Sotheby’s

Temps fort de la semaine de l’art, le Prix Marcel Duchamp revendique le soutien à la scène française et il est vrai que nos artistes s’exportent assez mal comparativement à des scènes anglo saxonnes par exemple très présentes dans nos institutions. C’est donc tout l’objet de cette distinction créée par l’ADIAF en 2000 et organisée depuis l’origine en partenariat avec le Centre Pompidou. Outre une aide financière de 40 000 euros destinée aux artistes et à leurs galeries, ainsi qu’une publication annuelle dédiée, un ambitieux programme de résidences est proposé à l’international.

Les 4 nommé.e.s pour cette 26ème édition étaient pour rappel :

Joël Andrianomearisoa né en 1977, à Antananarivo (Madagascar)
Laura Henno,
née en 1976, à Croix
Joséfa Ntjam
née en 1992, à Metz. 

David Brognon et Stéphanie Rollin nés en 1978 à Messancy (Belgique) et née en 1980 à Luxembourg (Luxembourg).

© Paris Musées / Guillaume Blot

Si le jury constitué de dix personnalités : Xavier Rey, Claude Bonnin, Akemi Shiraha, Fabrice Hergott, Fernando Arriola, Kader Attia, Berlinde de Bruyckere, Karin Hindsbo, Martin Bethenod, Marie-Cécile Zinsou, a retenu la pertinence de leur projet, on peut se poser la question de leurs liens avec la France, même s’ils sont représentés par la galerie MFC Michel Didier (Paris).

C’est le MAC VAL qui les avait fait découvrir au public francilien en 2020 avec « L’avant dernière version de la réalité », en partenariat avec le BPS22 Musée d’art de la Province de Hainaut, Belgique et le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.

Alors que les débuts d’Art Basel Paris, semblaient doper un marché assez incertain avec des résultats qui frôlent l’indécence et du côté des salles des ventes, un record de Claude Monet réalisé par Sotheby’s avec un « Iris » à 50 millions d’euros…le réel frappe aux portes du Grand Palais avec la décision du directeur de la foire, Karim Crippa, de fermer les portes 2 jours plus tôt, le week-end s’annonçant très chaotique. Les oeuvres en plein air sur l’Avenue Winston Churchill pouvaient devenir une cible facile et attirer les émeutiers.

En dépit des annonces d’une semaine de rêve pour quelques happy fews de l’art venus nombreux des quatre coins de la planète, l’exercice ne pouvait tenir très longtemps et certaines pétitions commençaient à circuler. Si Frieze London peut se targuer d’un déroulé sans faute, il n’en est rien ici.

On peut toujours se consoler en allant dans le quartier de la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière pour OFFSCREEN la foire Off la plus convaincante de la semaine !