Art Brussels, 42ème édition : Interview Laurence Dauwens, Dauwens & Beernaert Gallery 

Le nouvel espace de Dauwens & Beernaert Gallery à Knokke-Le-Zoute

Initialement fondée par Laurence Dauwens et Joris Beernaert en 2015, la Dauwens & Beernaert Gallery défend une scène émergente en regard d’artistes plus confirmés dans le domaine de la peinture, de la vidéo, entre art figuratif ou plus conceptuel. Elle est située dans un ancien bâtiment bancaire datant de 1876, quartier du Pentagone, dans le centre de Bruxelles. Fidèle à Art Brussels, la galerie à l’occasion de cette 42ème édition qui réunit 139 galeries belges et internationales, fait partie des solo shows, nombreux cette année. Elle dévoile à cette occasion les nouvelles toiles du peintre belge Loïc Van Zeebroek. Laurence Dauwens que j’avais rencontré à Art Luxembourg et désormais seule aux commandes, revient sur ce qui fait les atouts d’Art Brussels, ce qu’elle y défend et les raisons qui l’ont conduite à ouvrir un nouvel espace à Knokke. Elle a répondu à mes questions. 

La galerie est fidèle à Art Brussels : qu’est-ce-distingue cette foire dans le paysage européen ?

Art Brussels est une valeur établie dans le monde international de l’art. La foire réunit à la fois de jeunes galeries émergentes et des noms déjà bien établis. La Belgique possède une forte tradition artistique, portée par ses artistes et ses collectionneurs, et cette dynamique se reflète clairement dans la foire.

Loïc Van Zeebroek, Untitled, 2026

(Olie op doek, 170 x 140 cm) (Schim verstoppertje)

Qu’allez-vous présenter à l’occasion de cette nouvelle édition ? 

La galerie Dauwens présente cette année un double stand : un stand solo consacré au jeune peintre belge Loïc Van Zeebroek (°1994). Sa peinture excelle à suggérer ce moment indéterminé où quelque chose vient juste de se produire ou est sur le point d’arriver. Van Zeebroek ne raconte pas et n’explique pas. Ses toiles se situent dans un entre-deux, à la frontière du reconnaissable et de l’indicible. Ses images sont le fruit d’ensembles composites où se croisent photographies personnelles, objets récupérés et éléments peints issus de l’imaginaire. Par cette technique de collage sur toile, il crée des scènes hybrides et souvent énigmatiques, dans lesquelles réel et fiction s’entrelacent. Au-delà du paysage, de l’intérieur et de la nature morte, ces thèmes traversent régulièrement son œuvre. Dans ces nouvelles créations, Van Zeebroek réinvestit également le motif du tapis. Pour l’artiste, chaque sujet est une opportunité d’explorer plus en profondeur les potentialités de la peinture.

Nous présentons également des œuvres de Peter De Meyer, Marco De Sanctis, Quinten Ingelaere et Charlotte Vandenbroucke.


Loïc Van Zeebroek, Untitled, 2026

Que défendez-vous à la galerie ? 

À la galerie, nous défendons une programmation axée sur la peinture contemporaine, en mettant en dialogue de jeunes artistes émergents et des artistes plus confirmés. Nous privilégions des pratiques singulières, sensibles et ancrées dans leur époque, tout en accordant une attention particulière à la qualité plastique et à la cohérence du parcours artistique. Notre objectif est de soutenir durablement les artistes et de créer un espace de découverte pour les collectionneurs et les amateurs d’art.

Quelles raisons vous ont conduit à ouvrir un nouvel espace à Knokke ? 

J’ai ouvert un second espace à Knokke, car de nombreux clients fréquentent davantage la côte le week-end. À Knokke, l’ambiance est différente de celle de Bruxelles : elle y est plus détendue, les gens prennent davantage le temps. À Bruxelles, je propose en permanence des expositions de galerie avec une programmation fixe, où les jeunes artistes ont également l’espace nécessaire pour présenter des œuvres à caractère muséal.

Vous avez lancé la galerie en 2015 : quel bilan faîtes-vous à titre professionnel et personnel ?

J’ai fondé la galerie avec mon ex-mari en 2015. Depuis, nous ne sommes plus ensemble, mais je dirige la galerie seule depuis quelques années. C’est un parcours fait de hauts et de bas, mais je le fais toujours avec autant de passion.

Relire en complément mes interviews de : Nele Verhaeren, directrice générale (lien vers)

Devrim Bayar, commissaire nouveau secteur « Horizons », senior curator KANAL Centre Pompidou (lien vers)

Infos pratiques :

Art Brussels 2026

du 23 au 26 avril 

Brussels Expo

Tarifs 

Standard 20euros

Youth 10 euros

OPENING DAY
Thursday 23 April 2026
Preview | 11am – 4pm
Vernissage | 4pm – 9pm

PUBLIC DAYS 
Friday 24 April 2026 | 11am – 7pm
Saturday 25 April 2026 | 11am – 7pm
Sunday 26 April 2026 | 11am – 6pm

Tickets 

www.artbrussels.com 

En ville pendant la foire : galeries, expos…

Organiser votre séjour 

https://www.visit.brussels/fr/visiteurs

https://www.visitflanders.com/fr

https://www.eurostar.com/fr-fr