Catherine Nichols, commissaire invitée et Isabelle Bertolotti, directrice artistique photo Blandine Soulage
Catherine Nichols, la commissaire de cette 18ème Biennale de Lyon est une historienne de l’art australienne basée à Berlin (en poste au Hamburger Bahnhof) qui a présidé à l’édition 2022 de Manifesta à Prishtina (Kosovo). En réponse à l’invitation d’Isabelle Bertolotti, directrice artistique, elle s’est inspirée à la fois de Walter Benjamin pour le titre « Passer d’un rêve à l’autre » (Le Livre des Passages) et de la psycho-géographie lyonnaise avec ce réseau unique des traboules, symboles des révoltes ouvrières, du travail et de l’économie qui ramenée à Fluxus et Robert Filiou devient jeu, échange, expérimentation. Entre passage, circulation, méandres, enchevêtrements, labyrinthe, architecture du rêve, le projet ne manque pas de souffle !

Kayleen Whiskey, « Flying Over Indulkana », 2022. Acrylic on digital print on rag paper. 91 × 156 cm / 102 × 166 cm (framed). © Courtesy of the artist and Roslyn Oxley9 Gallery, Sydney. Photo: David Suvasa.
Autour de 3 lieux névralgiques : le macLYON, Les Grandes Locos (ancienne friche ferroviaire) et le Musée des Tissus tout juste réouvert, et autant d’espaces en résonnance dans toute la ville à l’IAC, la Fondation Bullukian, le musée des Confluences, le parking LPA Saint-Antoine, la station de métro de la Part-Dieu, sans oublier les traboules des pentes de la Croix-Rousse.

Barbara Breitenfellner – WVZ 800 courtesy de l’artiste
Plus précisément on traitera de l’existentiel au macLYON (héritage, dette), du relationnel au Musée des Tissus (liens, soin, échange) et de l’industriel aux Grandes Locos (extraction, transformation, flux).
Au centre de chaque espace majeur se déploie La Fête Permanente, un lieu chaleureux qui s’inspire de la vision de Robert Filliou : celle d’un art envisagé comme un processus continu et partagé.
Cap sur l’hémisphère sud
Au sein de la soixantaine d’artistes internationaux l’accent sera mis sur l’Océanie que la commissaire connait bien mais pas uniquement ! Les femmes sont à parité avec des provenance mondiales telles Fiona Clark (Nouvelle Zélande), Edith Dekyndt (Belgique), Archana Hande (Inde), Laure Prouvost (France), Minh Lan Tran (Hong Kong), Angelica Mesiti (Australie) … Un tiers d’artistes seront issus de la scène française. De nombreuses créations inédites verront le jour à l’occasion selon le principe de la Biennale.

Edith Dekyndt, Underground courtesy de l’artiste
Parmi les interventions attendues l’artiste néerlandaise Mette Sterre va imaginer une vaste piste de rollers aux Grandes Locos à l’image de cette dynamique collective.
Différents formats viendront ponctuer les propositions comme la radio lyonnaise indépendante LYL qui va s’installer in situ, intervenant comme un véritable projet artistique.
Pendant 3 mois (durée légèrement réduite) les visiteurs pourront découvrir toutes ces nuances d’économie poétique et de géographies. Un virage résolument international après la dernière proposition d’Alexia Fabre. Pour rappel, la Biennale de Lyon 2025 a attiré 285 000 visiteurs.
Infos pratiques :
Biennale de Lyon, 18ème édition
« Passer d’un rêve à l’autre »
Du 19 septembre 2026 au 13 décembre 2026







