unRepresented, 4ème édition : l’émergence photographique pour le printemps des arts parisien  

© Julien Mignot

Courtesy de l’artiste

Pour la 4ème édition d’unRepresented, Emilie Genuardi, fondatrice et directrice, poursuit son engagement en faveur de la création émergente en réunissant quinze artistes non représentés par des galeries et dont les pratiques explorent les multiples dimensions de l’image. Tous bénéficient du soutien d’un réseau de mécènes engagés et aux profils variés.

Du 10 au 12 avril 2026, l’événement investit de nouveau son écrin habituel, l’Hôtel particulier Le Molière, niché au cœur du 1er arrondissement de Paris. Fidèle à sa mission de valorisation de la création contemporaine, unRepresented met cette année l’accent sur la scène française. 

Cette édition est également marquée par la présentation de la deuxième lauréate de la bourse de soutien à la création caribéenne et amazonienne, un dispositif lancé en 2025 en partenariat avec La Station Culturelle et Rubis Mécénat.

Ces quinze artistes confèrent à cette édition un caractère singulier, en réunissant des pratiques expérimentales de l’image et de la photographie. Leurs démarches déplacent le regard, invitant le public à dépasser sa position de simple spectateur pour interroger en profondeur sa manière d’habiter les images.

Quelle place l’être humain occupe-t-il désormais face à la nature et au paysage ? Quel lien entretenons-nous avec des images à la fois omniprésentes et brouillées dans notre quotidien ? Et comment se situer face à des repères mouvants, des perceptions fragmentées et des réalités de plus en plus hybrides ? sont parmi les questionnements soulevés. 

Artiste et chercheuse, Catherine Rebois développe un projet qui interroge l’histoire de la photographie à l’ère de l’intelligence artificielle. Son travail mobilise une réflexion sur la dématérialisation des images, leurs mutations contemporaines et les tensions qu’elles suscitent.

De son côté, Hélène Bellenger examine l’économie iconique de la culture visuelle occidentale à travers un protocole singulier : des images de sculptures en marbre sont reproduites sur du carton. Un geste qui met en jeu les contradictions entre la représentation d’un matériau noble et la modestie d’un support recyclable.

Laure Sée s’attache à perturber la lecture immédiate de la photographie. Par un jeu de transferts et d’impressions sur plâtre, elle transforme l’image en objet, contraignant le regard et invitant à interroger ce qui se donne à voir.

À travers un projet qui brouille les repères du réel, Sandrine Elberg joue des échelles en confondant l’infiniment grand et l’infiniment petit. Elle ouvre ainsi un espace de projection où le spectateur explore des paysages aux accents extraterrestres, à la frontière du réel et de l’imaginaire.

En bord de mer, Julien Mignot entreprend de condenser en une seule image les couleurs et phénomènes imperceptibles d’une journée. Les variations chromatiques du ciel et de l’océan, proches de l’abstraction, deviennent alors le support d’une réflexion sensible sur notre place dans le monde.

L’artiste autrichienne Regina Anzenberger et la Française Valérie Le Guern interrogent, chacune à leur manière, les relations complexes entre interventions humaines et processus naturels.

Par ailleurs, Emmanuelle Blanc s’appuie sur la notion d’« écologie de la relation », développée par l’anthropologue Philippe Descola. À travers cette approche, son travail invite à repenser en profondeur nos liens aux territoires et aux formes de vie qui les habitent.

Élie Monferier mène une enquête sensible sur la mémoire minière ariégeoise, interrogeant la manière dont individus et territoires se construisent à travers des strates de récits, de croyances et de souvenirs, souvent fragilisés par le temps, la modernité et l’oubli.

En Guadeloupe, Tania Arancia développe un travail textile étroitement lié à la photographie et aux archives familiales. En investissant des formes chargées de résonances politiques et culturelles, elle transforme l’intime en matière artistique, questionnant la mémoire, l’identité et les héritages guadeloupéens.

©Magali Lambert

Courtesy de l’artiste

Enfin, la dimension mémorielle se déploie dans une tonalité à la fois intime et contemplative dans les œuvres de Carline Bourdelas et d’Auriane Kolodziej.

Magali Lambert, de son côté, explore des hybridations mêlant photographie, dessin, sculpture et écriture, à partir de matières abandonnées, consommées ou délaissées. En confrontant proies et prédateurs, vivants et morts, mémoire et geste, elle parvient à abolir toute hiérarchie traditionnelle du vivant.

Liste des artistes et leur(s) soutien(s) :

Regina Anzenberger [AT] Soutenue par Dirk Bernhard Schmitz [de]

Jérémy Appert [FR] Soutenu par Anonyme

Tania Arancia [FR] Soutenue par Rubis Mécénat [FR] & La Station Culturelle [FR]

Hélène Bellenger [FR] Soutenue par Bureau Baillet [FR]

Emmanuelle Blanc [FR] Soutenue par Maÿlis Pourquié [FR] & Anonymes

Carline Bourdelas [FR] Soutenue par we are_ [FR]

Sandrine Elberg [FR] Soutenue par Sophie Bordet [FR]

Claudia Huidobro [FR] Soutenue par DartBLAY [FR]

Auriane Kolodziej [FR] Soutenue par Martine Zimmermann [FR]

Magali Lambert [FR] Soutenue par Anonyme

Valérie Le Guern [FR] Soutenue par Amaury Mulliez [FR]

Julien Mignot [FR] Soutenu par Jacques Deret, Art [ ] Collector [FR]

Elie Monferier [FR] Soutenu par Antoine Romand [FR]

Catherine Rebois [FR] Soutenue par LVM INSIGHT [FR]

Laure Sée [FR] Soutenue par ANTHEM [FR]

Infos pratiques :

Jeudi 9 avril 2026

11h – 21h Vernissage sur invitation uniquement

Vendredi 10 avril 2026

11h – 13h VIP, sur invitation uniquement

13h – 20h Ouvert au public, sur réservation

Samedi 11 avril 2026

11h – 13h VIP, sur invitation uniquement

13h – 20h Ouvert au public, sur réservation

Dimanche 12 avril 2026

11h– 13h VIP, sur invitation uniquement

13h –18h Ouvert au public, sur réservation

Le Molière

40, rue de Richelieu, Paris 

Entrée libre, sur inscription

https://www.billetweb.fr/unrepresented-by-a-ppr-oc-he-4e-edition