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2026, les expos incontournables : Nan Goldin, Lee Miller, Sheila Hicks…Bicentenaire de la photographie, Biennale de Venise.

Lutz Bacher, Chess, 2012, Installation view, Portikus, Frankfurt am Main. Courtesy The Estate of Lutz Bacher and Galerie Buchholz. Photo: Helena Schlichting.

Entre le biopic de Melania et le sitcom en continu des exploits de son mari, Donald, la mise en scène de soi fait toujours recette en 2026 ! Du côté de l’échiquier géopolitique de l’art, l’influence du Golf se poursuit avec la création d’un port-franc à Doha et l’ouverture d’Art Basel Qatar. Autres évènements à l’international : la 61ème Biennale de Venise « In Minor Keys » en mémoire de la commissaire Koyo Kouoh et Manifesta 16 en Allemagne autour de la revitalisation d’églises désacralisées. A Paris : Lee Miller, Nan Goldin, Hilma af Klint, Leonora Carrington ou Mary Cassat seront à l’honneur, de même en régions avec Lucinda Childs, Louise Nevelson ou Sheila Hicks. Marisol la vénézuélienne du Pop est redécouverte au Musée des Beaux-Arts de Zurich, Tracey Emin ou Ana Menieta mises en orbite par la Tate Modern (Londres), Lorna Simpson aura son moment à Venise (Pinault Collection) tandis que le WIELS Bruxelles se penche sur l’artiste conceptuelle américaine Lutz Bacher : les femmes tiennent-elle leur revanche ? et les françaises dans tout ça ? Pour la photographie qui célèbre son bicentenaire, on retient :  Irving Penn et Dana Lixenberg à la MEP ou l’exposition de Matthieu Humery autour de la place de la photographie dans la Collection Pinault avec Remember Me à la Bourse de Commerce.  Foam Amsterdam se penche sur la jeune photographe maroco-néerlandaise Hajar Benjida et son travail sur les clubs de strip-tease et du hip hop d’Atlanta. Bozar Bruxelles dans le cadre de sa nouvelle saison sur les notions de beauté et la laideur, propose l’exposition Picture Perfect autour des normes et injonctions, à partir de la démarche de 55 artistes exploitant la photo et la vidéo. 

Dana Lixenberg, Ivana Trump, 1998
© Dana Lixenberg
Courtesy de l’artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York

Petit tour d’horizon à Paris, Bruxelles et ailleurs.

PARIS/ Grand-Paris

Lee Miller, musée d’art moderne de Paris

Si Saint-Malo s’était penché sur son expérience comme correspondante de guerre en 2024, le musée d’art moderne de Paris élargit la focale en partenariat avec la Tate Britain et l’Art Institute de Chicago avec la plus importante rétrospective en France dédiée à Lee Miller.  Réunissant près de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inédits, le parcours en 6 sections offre une nouvelle lecture sur cette créatrice trop souvent enfermée dans son rôle pendant la guerre. Égérie, photographie de mode, artiste surréaliste, portraitiste…, son destin mis en lumière au cinéma par Kate Winslet prend une nouvelle signification entre audaces visuelles et émancipations politiques. 

Le catalogue d’exposition édité par la Tate Britain à l’occasion de l’exposition est repris, traduit et adapté par les éditions Paris Musées. Un complément indispensable !

Du 10 avril au 2 août 2026

https://www.mam.paris.fr/fr/venir

Lee Miller, Model with Lightbulb, Studio Vogue, Londres, 1943 Lee Miller Archives © Lee Miller Archives, England 2025 All rights reserved

Leonora Carrington, musée du Luxembourg

Première exposition dédiée exclusivement à l’œuvre de cette artiste féministe en Italie et en France, elle présente une artiste complète, incarnant un idéal d’harmonie et d’innovation. Son travail mêle les figures humaines et animales, le masculin et le féminin, et façonne un univers où métamorphoses et symboles dialoguent sans cesse.

Adoptant une approche à la fois chronologique et thématique, et proposant une présentation inédite de la diversité de ses créations visionnaires, le parcours met en lumière les grands thèmes et centres d’intérêt de l’artiste : sa découverte de l’art classique italien à Florence durant l’adolescence, sa fascination pour la Renaissance, ses racines celtiques et post-victoriennes, ainsi que son engagement dans le mouvement surréaliste lors de son séjour en France.

Deux des commissaires : Tere Arcq et Carlos Martín ont présenté une précédente version de l’exposition à la Fondation Mapfre, Madrid que j’avais pu découvrir à l’occasion d’Arco. 

https://museeduluxembourg.fr/fr/agenda/evenement/leonora-carrington

Hilma Af Klint, Grand Palais x Centre Pompidou

Au printemps 2026, le Grand Palais et le Centre Pompidou s’associent pour présenter une exposition inédite consacrée à Hilma af Klint (1862-1944), artiste dont l’œuvre remet profondément en question la chronologie de l’art moderne. Bien avant l’émergence des figures majeures de l’abstraction telles que Kandinsky ou Malevitch, Hilma af Klint réalise dès 1906 des peintures d’une remarquable audace. Hilma af Klint choisit de ne pas dévoiler son œuvre abstraite à ses contemporains, intégrant dans son testament la volonté de garder ses œuvres scellées vingt ans après sa mort.

À ce jour, aucune grande exposition monographique ne lui a encore été consacrée en France, alors même que son œuvre connaît depuis plusieurs années une réévaluation majeure. Celle-ci s’inscrit notamment dans une relecture du rôle des femmes dans l’histoire de la modernité artistique.

https://www.centrepompidou.fr/fr/offre-aux-professionnels/espace-presse/hilma-af-klimt

Hilma af Klint, Les Dix Plus Grands, No.7, L’âge adulte, Group IV, 2 octobre – 7 décembre 1907, Tempera sur papier, monté sur toile, 315 x 235 cm, 
By courtesy of the Hilma af Klint Foundation / photo The Moderna Museet, Stockholm

Nan GoldinThis Will Not End Well, Grand Palais

Après Stockholm, Amsterdam, Berlin et Milan, l’exposition investit aujourd’hui le Grand Palais et la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, à Paris, pour offrir une immersion unique dans l’univers intime, bouleversant et profondément humain de Nan Goldin.

L’exposition réunit six œuvres majeures couvrant cinquante années de création. Elle s’articule autour de The Ballad of Sexual Dependency (1981-2022), œuvre emblématique de l’artiste ; The Other Side (1992-2021), hommage à son entourage trans, photographié entre 1972 et 2010 ; Sisters, Saints, Sibyls (2004-2022), qui aborde le traumatisme familial et le silence entourant le suicide ; Memory Lost (2019-2021), traversée oppressante de l’expérience du sevrage ; Sirens(2019-2020), immersion dans l’état d’extase lié à la drogue ; et enfin Stendhal Syndrome (2024), œuvre inspirée de six mythes tirés des Métamorphoses d’Ovide, explorant ce trouble décrit par Stendhal comme une perte de conscience face à la beauté saisissante de l’art.

https://www.grandpalais.fr/fr/programme/nan-goldin

« Souviens-toi de moi » : Chefs d’œuvres photographiques de la Collection Pinault, Bourse de Commerce

À l’occasion du Bicentenaire de l’invention de la photographie, la Pinault Collection consacre l’automne à une exposition photographique d’envergure. Pensée comme un parcours libre et singulier, Remember Me investit l’ensemble de la Bourse de Commerce et déploie un large panorama du médium, de ses premières expérimentations à ses expressions les plus contemporaines. Inspirée de l’ouvrage 100 Chefs-d’œuvre de la photographie. Collection Pinault, paru en 2024, l’exposition se construit à la manière d’une fugue : un cheminement non chronologique qui favorise les rapprochements inattendus et les dialogues entre genres et époques, offrant aux visiteurs une approche sensible, ouverte et renouvelée de l’histoire de la photographie.

« Le titre « Remember Me » est emprunté à l’œuvre de Barbara Kruger, dont l’installation investit la Rotonde et les vitrines de la Bourse de Commerce. 

Plus qu’un simple titre, il s’agit d’une véritable clé de lecture de l’ensemble de l’exposition. Les photographies réunies : de Gustave Le Gray à Wolfgang Tillmans, de Man Ray à Richard Avedon, de Francesca Woodman à Cindy Sherman, semblent toutes, à leur manière, appeler le regard de l’autre pour exister pleinement. La photographie ne se contente pas de fixer le réel : elle exige d’être regardée pour ne pas sombrer dans l’oubli.

A partir du 14 octobre 2026 

Barbara Kruger, Sans titre (Remember me),1988/2020, vidéo monocanal sur panneau LED, fils, 23 sec., 350,1 × 250,1 cm. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Sprüth Magers

Clair/Obscur : Bourse de Commerce 

Réunissant une vingtaine d’artistes modernes et contemporains issus de la Collection Pinault, l’exposition Clair-obscur déploie un parcours qui met en résonance l’héritage du chiaroscuro avec les questionnements du monde contemporain. La Bourse de Commerce se métamorphose en un paysage à la fois lumineux et crépusculaire, invitant les visiteurs à une expérience sensorielle où dialoguent le visible et l’invisible, révélant la matérialité de la lumière autant que les zones d’ombre d’où émergent imaginaires, mémoires et inconscient.

Du 4 mars au 21 août 

A noter la sortie de l’ouvrage « Chefs d’oeuvre de la Collection Pinault » (plus de 100 000 oeuvres) coédition Dilecta et Pinault Collection, 352 pages, 59 euros

https://www.pinaultcollection.com/fr/boursedecommerce/programme

Chloé Quenum et Amie Barouch à la Fondation d’entreprise Pernod Ricard 

La commissaire Elodie Royer réunit les deux artistes sous le prisme du rêve et du philosophe Mohamed Amer Meziane. A partir d’œuvres spécialement conçues pour l’occasion, chacun.e convoque, selon des modalités propres, l’expérience du rêve, au moyen d’œuvres et d’installations produites spécifiquement pour l’exposition.

Amie Barouh, dont il s’agit de la première présentation institutionnelle de cette ampleur en France, déploie une installation vidéo mêlant images d’archives et prises de vues documentaires. Chloé Quénum, qui représentait le Bénin lors de la dernière Biennale de Venise, propose quant à elle une installation immersive autour de la question du sommeil mêlant sculpture, image et vidéo.

Du 17 février au 18 avril 2026

https://www.fondation-pernod-ricard.com/fr/agenda

Amie Barouh, Sami, 2022. 
Photographie numérique

La Maison des Femmes de Saint-Denis aux Magasins Généraux

Alors que le film avec Karine Viard dans le rôle de sa fondatrice, la docteur Ghada Hatem-Gantzer sort en 2026, les Magasins Généraux se penchent sur cet institut médico-légal pionnier à partir des photographies de Sophie Deiss réalisées dans l’atelier de français. 

https://magasinsgeneraux.com/agenda

Le théâtre des Amandiers, (Nanterre) invite le Fresnoy 

Pour la saison inaugurale de son nouveau théâtre, Nanterre-Amandiers accueille le Fresnoy – Studio national des arts contemporains et lui confie carte blanche pour concevoir une exposition pensée comme un monde rêvé. Par une occupation singulière de l’espace, les artistes invité·es mettent en scène les métamorphoses du vivant et les transformations de la matière, proposant des interprétations poétiques et sensibles des forces naturelles à l’œuvre.

Au cœur de cette proposition se trouve la notion de morphogenèse, terme forgé par Goethe en 1790 pour désigner l’ensemble des processus par lesquels des formes organisées émergent de la matière. Au Théâtre des Amandiers, cette dynamique créatrice se déploie sous la forme d’une exposition immersive. Images projetées, sculptures, films et animations composent un ensemble d’œuvres conçues comme un organisme en perpétuelle transformation.

Les artistes convié·es — Hicham Berrada, Yue Cheng, Éléonore Geissler, Alain Fleischer, Yosra Mojtahedi et Momoko Seto — partagent une approche qui privilégie le processus à l’intention figée. Leurs œuvres rendent sensibles des phénomènes physiques habituellement invisibles, captent les énergies qui traversent silencieusement le monde et donnent forme à ce qui, le plus souvent, échappe au regard.

https://www.lefresnoy.net/expositions

K Beauté, Beauté coréenne, Histoire d’un phénomène : Musée Guimet 

La « K-Beauty » (beauté coréenne), l’une des manifestations les plus emblématiques de la vague coréenne, ou Hallyu, dépasse largement le cadre de l’industrie cosmétique. Elle constitue à la fois une esthétique singulière et un dialogue culturel permanent, générant de nouveaux codes ainsi qu’un imaginaire puissant et distinctif.

Si son essor fulgurant et son apparente modernité peuvent laisser croire à une émergence récente, la K-Beauty puise en réalité ses racines dans une histoire longue et profonde. En remontant à la fin de la dynastie Joseon (1392-1910), l’exposition invite les visiteurs à comprendre la formation d’une esthétique spécifiquement coréenne, fondée sur l’équilibre et la vertu, l’alliance du naturel et du raffinement. Les idéaux de beauté élaborés à cette époque continuent d’exercer une influence durable, faisant aujourd’hui l’objet de réinterprétations et d’hommages multiples.

Rassemblant des œuvres majeures issues des collections du musée Guimet et de grandes institutions coréennes, l’exposition explore les expressions artistiques marquantes de la Corée, de la fin du XVIIIᵉ siècle à nos jours. Elle met en perspective l’évolution, mais aussi la continuité, de la notion de beauté, depuis la période Joseon jusqu’au monde contemporain globalisé.

Du 18 mars au 6 juillet 2026

Han Youngsoo, Myeongdong, Seoul, Korea 1958, courtesy by Han Youngsoo Foundation.

REGIONS

Lucinda Childs, Frac Bretagne

L’exposition Lucinda Childs danser page à la main expose à partir de l’œuvre de la chorégraphe américaine les pratiques et les méthodes qui ont précipité l’émergence de la danse postmoderne. Membre fondatrice du Judson Dance Theater, Lucinda Childs crée au début des années 60 un ensemble de pièces performatives qui associent avec ironie des objets du quotidien, des gestes précis et des récits ordinaires. Explorant les porosités de cette approche avec le pop art et l’art minimal, l’exposition est envisagée comme un espace performatif qui accueillera plusieurs activations de pièces.

Lucinda Childs danser page à la main ouvre un cycle de trois expositions conçu par Lou Forster, porté par le Frac Bretagne, le Frac Franche-Comté et le centre d’art Le Lait, en partenariat avec le CND Centre national de la danse.

https://www.fracbretagne.fr/fr/exposition-rennes-2026-lucinda-childs

 Karina Bisch, Passages à Troyes 

En métamorphosant Passages en sa Casa Karina, l’artiste investit l’espace de peinture sous toutes ses formes et sur tous les supports. Si les tableaux restent présents, la peinture s’étend aussi aux vases, au mobilier (chaises et tables), à un tapis, à des patchworks, à des papiers peints découpés et collés, à des lampes, à une cabane, jusqu’aux murs eux-mêmes.

Près d’une trentaine d’œuvres, certaines spécialement conçues pour l’exposition, d’autres antérieures, se déploient ainsi dans l’ensemble des espaces de Passages.

Pour Karina Bisch, l’exposition rejoue le travail de l’atelier à l’échelle de l’architecture du centre d’art, en y projetant une palette de couleurs éclatantes et généreuses.

Peindre partout, peindre comme on vit : avec simplicité et liberté, en manipulant un vocabulaire de formes issu à la fois du modernisme, de ses souvenirs personnels et de la culture populaire. L’artiste nous entraîne alors dans une expérience de « peinture qui parle, qui danse, qui rit, qui a un corps ».

Karina Bisch, vue d’atelier 2025 courtesy de l’artiste Adagp 2025

Sheila Hicks, Palais des Beaux-Arts de Lille

À l’automne 2026, le Palais des Beaux-Arts donne carte blanche à Sheila Hicks, artiste américaine contemporaine de renommée internationale qui vit et travaille à Paris depuis 1964. Connue pour son utilisation pionnière de la fibre textile, qui défie toutes les catégories classiques, elle présentera un ensemble d’œuvres, dont certaines seront créées exclusivement pour le Palais des Beaux-Arts. Sheila Hicks sera la première femme artiste à exposer dans l’atrium du musée, situé dans une région historiquement dynamique en matière d’art et de textile.

Octobre 2026-mars 2027

https://pba.lille.fr

Sheila Hicks, Marche de la Sagesse 2015-2025 Bamboo, linen, cotton, silk – Various dimensions Photo Cara McCarty, 2025 – © ADAGP Paris 2025

Julie Chaffort et Laureline Galliot : Frac-Artothèque Nouvelle-Aquitaine, Limoges 

Cette nouvelle séquence présente une exposition personnelle de Julie Chaffort, une installation de Laureline Galliot, ainsi qu’une exposition des collections pensée en écho au travail des deux artistes, « chères créatures ». 

Julie Chaffort, Pour la peau 

En interagissant avec les autres formes de présence en jeu dans ses films – humaines, végétales… -, l’animal participe d’un déplacement du regard et de l’ouverture de perceptions nouvelles. A travers cette présence, Julie Chaffort invite ainsi à questionner nos repères et à déplacer l’angle sous lequel nous envisageons l’altérité. 

Laureline Galliot 

Sa proposition prend la forme d’une installation in situ, pensée spécialement pour l’espace du « balcon » du Frac-Artothèque. Elle déploie une métaphore, celle d’un squelette qui affleurerait à la surface de
la peau. Elle met en jeu une technique d’impression fictive qui permettrait d’imprimer depuis l’intérieur de la matière. Eléments textiles, impressions sur bâche, formes imprimées en 3D et mapping décomposent les couches dans l’espace 

L’exposition collective « chères créatures »

Les œuvres rassemblées sont à la fois présence et disparition, et appellent un imaginaire qui puise dans le familier ou dans l’étrange. Qu’il soit humain, animal ou hybride, le corps ne se montre jamais entier. Il apparait fragmenté, métamorphosé, sous la forme d’une trace, d’un détail, d’une empreinte. 

A travers le textile, la photographie, la vidéo, la sculpture et la peinture, une intimité du vivant se dessine, comme un espace partagé, traversé par des gestes et des mémoires. 

Le programme de recherche et de production artistique Artistes et savoir- faire repose sur la rencontre entre les artistes et des entreprises labellisées «Entreprises du Patrimoine Vivant» (EPV) installées dans la région Nouvelle- Aquitaine. 

La REDOUTE, La Piscine (Roubaix)

Née de la révolution industrielle au XIXe siècle, la Ville de Roubaix s’est façonnée une identité forte autour du textile. La Redoute, créée en 1837 par Joseph Pollet, est avant tout une histoire d’entrepreneurs audacieux installés à Roubaix. Le musée La Piscine propose de raconter cette success-story, née d’une filature familiale réputée pour ses tissus et tricots d’une rare finesse. L’exposition se propose de retracer, au-delà de la révolution commerciale, le rôle de La Redoute dans l’évolution de la société et des modes de consommation. S’appuyant sur ses archives, publicités, catalogues de ventes, témoignages, cartes postales, photographies, vêtements, sont présentés au fil d’un parcours riche en découvertes. Cette rétrospective met aussi en lumière les collaborations avec les couturiers et créateurs de prêt-à-porter renommés (Yves Saint Laurent, Issey Miyake, Azzedine Alaïa, Sonia Rykiel, Jacquemus, Kevin Germanier…), les designers phares (Sam Baron, Constance Guisset, Philippe Starck, Jean-Michel Wilmotte, Christian Lacroix) et les mises en scène de célébrités photographiées par Dominique Issermann et Kate Barry entre autres.

La Redoute, un temps d’avance. Mode, design, publicité

du 7 mars au 5 juillet 2026

Catalogue Jouets-cadeaux La Redoute 1965
Archives La Redoute, Roubaix

« Invitée de la Saison » Vanessa Seward 2020

Collection exclusive La Redoute Photo : Quentin Debriey

TIRSIC & MILLE, le Carré d’Art de Nîmes

Le duo de peintres Ida Tursic & Wilfried Mille s’empare de différents registres iconographiques, du paysage au portrait en passant par la nature morte, entre abstraction, figuration, op’art, peinture en 3D… Souvent recouvertes par des couches superposées ou interrompues par divers motifs, des griffures ou éclaboussures, les peintures traitent de la manipulation, de la réutilisation et de la disparition des images. Les sujets sont tout autant puisés dans la Grande Histoire de l’art que dans le cinéma, internet ou les magazines, multipliant les pistes et leurs lectures à différents degrés. 

INTERNATIONAL :

Foam, Amsterdam

Foam présente Atlanta Made Us Famous, première exposition personnelle muséale de la photographe Hajar Benjida, ancienne lauréate du programme Foam Talent. L’exposition s’attache au Magic City, célèbre club de strip-tease d’Atlanta devenu un véritable carrefour culturel, à la croisée du divertissement et de la culture hip-hop. Benjida y explore le rôle central des danseuses, figures clés et souvent invisibilisées, qui agissent comme de véritables prescriptrices en influençant les morceaux et les artistes appelés à émerger sur la scène musicale.

À travers des portraits empreints d’intimité, la photographe révèle des femmes accomplies, ayant conquis leur autonomie financière en investissant dans l’immobilier ou en fondant leurs propres entreprises. Forte d’un engagement durable auprès de cette communauté, Hajar Benjida propose une série qui dépasse les clichés et met en lumière la richesse des liens sociaux et intergénérationnels. Des coulisses aux instants du quotidien, l’exposition célèbre la multiplicité des rôles et la puissance de ces femmes, qui façonnent leur trajectoire au cœur de la culture hip-hop d’Atlanta.

Jusqu’au 25 mars 2026 

https://www.foam.org/press/hajar-benjida-atlanta-made-us-famous

Charlene (Mama Love), 2019 © Hajar Benjida

Monaco :

Le Sentiment de la nature, NMNM

Pour inaugurer sa programmation 2026, le Nouveau Musée National de Monaco – Villa Paloma consacre sa première grande exposition au thème de la Nature, à travers un dialogue inédit entre œuvres contemporaines et peintures dites classiques, notamment celles de Nicolas Poussin.

Intitulée Le Sentiment de la Nature. L’art contemporain au miroir de Poussin, l’exposition investit l’ensemble des espaces de la Villa Paloma. Elle est placée sous le commissariat de Guillaume de Sardes, qui en propose ici les grandes lignes conceptuelles.

Nicolas Poussin (1594–1665) est souvent considéré comme le premier artiste à ne plus représenter simplement le paysage, mais la Nature elle-même, abordée avec un lyrisme de plus en plus affirmé au fil de sa carrière. Son influence marque durablement les générations suivantes, de Gaspard Dughet à Joseph Vernet, transmettant ce que l’on peut appeler un véritable « sentiment de la nature ».

Mais qu’en est-il aujourd’hui ? À l’heure où les préoccupations écologiques traversent profondément nos sociétés, des artistes continuent-ils à représenter la nature avec poésie ? En confrontant peintures classiques et œuvres contemporaines – sculptures, installations, photographies, vidéos, films, peintures et dessins – l’exposition affirme que cette sensibilité demeure bien vivante.

L’exposition s’articule en six sections thématiques : orages et nuits ; forêts et jardins ; marines et chutes d’eau ; déserts et volcans ; monts et montagnes ; fleurs et papillons. Le visiteur est ainsi invité à une déambulation offrant une multiplicité de regards sur ce que l’Antiquité appelait déjà les miracula naturae, les merveilles de la nature.

Belgique : 

Anvers

GIRLS et les Six d’Anvers, le MoMu

Alors que la remarquable traversée de l’adolescence au féminin, entre rêves et injonctions « Girls » dans la mouvance de Virgin Suicide se poursuit jusqu’en février, le MoMu s’apprête à célébrer des icônes nationales : les Six d’Anvers. Ce sont 40 ans de créations réunis pour Dirk Bikkembergs, Ann Demeulemeester, Walter Van Beirendonck, Dries Van Noten, Dirk Van Saene et Marina Yee qui croisent leur route à l’Académie Royale d’Anvers et présentent leur collection au British Designer Show à Londres. Un acte fondateur pour un style qui ne cesse d’influencer la sphère de la création bien au delà du plat pays.

https://www.momu.be/fr/expositions/the-antwerp-six

The Antwerp Six, 1985 © Photographie : Patrick Robyn

Bruxelles

Emilie Terlinden, Museum, Botanique 

(Bicentenaire de la photographie)

« Timelapse » de l’artiste belge Emilie Terlinden s’inspire du Diorama de Louis Daguerre. Cette installation immersive reprend les dispositifs du célèbre inventeur couplés avec des références aux maîtres flamands et peintres du Baroque, la peinture et la photographie faisant partie de son processus créatif autour de la lumière, élément indispensable des expérimentations du diorama au XIXème siècle. Un proto-cinéma qu’elle fait revivre à partir de sa fascination pour les appareils optiques et les effets de trompe l’œil. 

https://botanique.be/fr/expositions

Lutz Bacher, WIELS, Bruxelles

Burning the Days offre une vue d’ensemble de l’œuvre provocante et inclassable de l’artiste conceptuelle Lutz Bacher, qui traverse un large spectre de matériaux trouvés. Entre affect et sentiment, humour et références à la culture populaire, l’exposition examine sans détour la sexualité, la violence, la paranoïa politique et la métaphysique cosmique.

https://www.wiels.org/fr/exhibitions/lutz-bacher

Ryudai Takano 1999.09.17.L.bw.#11

from “Reclining Woo-Man” series
1999/2025
© Ryudai Takano, Courtesy Yumiko Chiba Associates

Picture Perfect, Bozar

Après avoir consacré une première exposition à l’Amour en 2024, Bozar poursuit cette série dédiée aux grandes interrogations de l’expérience humaine en abordant, dans un second volet, la question de la beauté physique. À travers la photographie et la vidéo, des années 1960 à aujourd’hui, l’exposition examine la façon dont les artistes représentent, interrogent et bousculent les normes dominantes du beau.

En révélant les injonctions, les tensions et les dérives associées aux idéaux de beauté contemporains, les œuvres présentées proposent une diversité de regards, oscillant entre critique et affirmation de nouvelles formes d’émancipation.

Bozar Arcade, l’espace dédié aux œuvres d’art numériques interactives et aux jeux vidéo à Bozar, sera intégré à l’exposition.

Du 7 mars au 16 août 2026 

https://www.bozar.be/fr/calendrier/picture-perfect

Sandra Lazzarini Untitled

© Sandra Lazzarini

Manifesta 16 Ruhr + « Ceci n’est pas une église » : les 30 ans !

Manifesta 16 célèbre en Allemagne ses 30 ans du 21 octobre au 4 octobre 2026. Le jury a retenu 16 projets parmi 217 dossiers dans 10 villes de la Ruhr : Bochum, Bottrop, Dortmund, Duisbourg, Essen, Gelsenkirchen, Herne, Marl, Mülheim an der Ruhr et Oberhausen pour investir et valoriser des églises désaffectées, selon le programme général. 

https://manifesta16.org

Bonnes découvertes, proches ou lointaines !