Pierre & Gilles, musique for ever !

Amanda Lear, Etienne Daho, Sylvie Vartan (présente au vernissage), Dani, Lio, Sheila, Claude François mais aussi Michael Jackson, Boy George, Eddy de Pretto, Madonna..leurs idoles sont aussi les nôtres, les flamboyantes 70 et 80ies.

Comme un garçon, Sylvie Vartan, 1996 © Pierre et Gilles

“Grâce aux Variétés on peut parler d’amour dans une société où il n’y a pas beaucoup de place pour cela” résume le duo qui a souhaité avec la directrice de la galerie Templon, être exposé à la Cité de la musique-Philharmonie. “D’autres musées nous ont proposé, explique Anne-Claudie Coric mais cette dimension essentielle de leur univers n’avait jamais été autant soulignée” et le juke box défile à nos oreilles devant chaque photo.

vernissage exposition Pierre et Gilles, Philharmonie de Paris

A la différence de la rétrospective précédente du musée du Havre et de Bruxelles, cette séquence plus intime prend des allures de nostalgie et d’émotion avec les Années Palace, Disco, Pop ou punk qui surgissent devant l’antre des artistes, leur rapport aux objets, à la mémoire. La chambre de Sylvie Vartan reconstituée est un temps fort de la visite.

Amanda Lear, 1979 © Pierre et Gilles

Comment fabrique t-on des idoles ? Qu’est-ce que la croyance ? A la grand messe des célébrités, le populaire devient sacré et vice et versa. C’est tout leur génie. Une ère de l’avant selfie où l’aura veut encore dire quelque chose.

vernissage exposition Pierre et Gilles, Philharmonie de Paris

Chacun peut se retrouver dans ces mélodies et portraits qui racontent un certain underground parisien. Toutes leurs pochettes d’album sont réunies dans une installation et c’est Françoise Hardy qui ouvre le bal. Nourris de musique mais aussi de classicisme pictural, l’hommage à Bernard Buffet à travers Dani et cette nature morte est particulièrement réussi.

Le grand amour, Marilyn Manson et Dita Von Teese © Pierre et Gilles

De nombreux fans lookés présents témoignaient de l’empreinte du duo dans leur parcours.

Pas de Happy End ni de manichéisme, les maques tombent et le paradis prend des allures de purgatoire… ne boudez pas votre plaisir !

Commissaire : Milan Garcin

Historien de l’art et curateur, doctorant à l’Université Paris-Nanterre et à l’Ecole du Louvre sur l’oeuvre de Francis Bacon, Milan Garcin travaille sur les liens cachés dans et entre les images, sur la façon qu’ont les artistes de s’approprier l’histoire de l’art et sur l’épistémologie de sa discipline, des avant-gardes du XXe siècle à nos jours.

Infos pratiques :

La Fabrique des idoles

Cité de la musique

Philharmonie de Paris

19 novembre 2019 – 15 mars 2020

Horaires :

  • du mardi au vendredi : 12h – 18h
  • samedi : 10h – 20h
  • dimanche : 10h-18h

(avec le soutien de la galerie Templon)

Catalogue : 37 € en vente à la librairie

Editions Xavier Barral en coédition avec la Cité de la musique – Philharmonie de Paris