Vue de l’exposition Brice Dellsperger « Boucles, bricoles et miroirs » Frac Occitanie Montpellier Adagp Paris, photo Christian Perez et Brice Dellsperger
A l’occasion de l’exposition en deux volets au FRAC Occitanie Montpellier et au Mrac Sérignan de Brice Dellsperger, Eric Mangion, directeur du FRAC revient sur ses liens avec l’artiste depuis la Villa Arson et la genèse de ce projet. Fasciné enfant par les scènes de bagarres féminines dans Dynastie, Brice Dellsperger étire ce combat d’un écran à l’autre, d’une temporalité à l’autre, dans des décors différents dont on retrouve des indices. L’exagération et l’excès rejoignent une esthétique glam ou camp, revendiquée par l’artiste. La reproduction rigoureuse des gestes existants, le doublage de l’ensemble des actions des personnages par des Drag Queens selon un même protocole donne une coloration particulière à sa démarche sérielle. Les notions de doublures, de fétiche, d’accessoires, de spectacularisation des affects traversent les deux opus. Eric Mangion nous en décrypte les ressorts et le making of. Mention spéciale à la galerie Air de Paris qui représente l’artiste et dont la fermeture annoncée nous laisse orphelin.es. Florence, ton combat continue !
Eric revient également sur différentes initiatives portées par le FRAC au niveau du territoire alors qu’en septembre l’exposition monographique de l’artiste marocain installé à Montpellier, Mohamed Lekleti, labelisée par la Saison Méditerranée, se tiendra à la fois au FRAC et à Tanger dans le musée de la Kasbah. Figure majeure du dessin en France et au Maroc, ses œuvres ont été exposées dans de nombreuses institutions prestigieuses. Eric Mangion a répondu à mes questions.
Quelle est la genèse de ce double projet avec Clément Nouet (Mrac Occitanie) ?
Le projet est né à la suite de l’acquisition, l’an dernier, par le Frac, de Body Double 36, une œuvre vidéo de Brice Delperger aujourd’hui présentée dans l’exposition du Mrac. Membre du comité d’acquisition, Clément Nouet a alors exprimé son souhait de collaborer avec l’artiste, qu’il souhaitait accompagner depuis plusieurs années. Sachant que je connaissais déjà son travail et que j’avais précédemment collaboré avec l’artiste, cette acquisition a constitué un véritable point de départ. Pour le Frac, l’entrée de l’œuvre dans la collection venait en effet légitimer et renforcer la pertinence d’un projet commun avec l’artiste. À partir de là, l’idée s’est imposée naturellement et le projet a pu être lancé.
Le film Body Double #41 a été produit par le Mrac mais réalisé dans la galerie du Frac : pourquoi un tel parti pris ?
Le projet s’est également construit en partenariat avec le MRAC, qui dispose de moyens de production dont le Frac ne bénéficie pas nécessairement. C’est ainsi que le musée a produit Body Double 41, le nouveau film de Brice Dellsperger, actuellement présenté au sein de ses espaces.
À la recherche d’un lieu de tournage, le Mrac et l’équipe de l’artiste ont trouvé une opportunité au Frac, dont la galerie était inoccupée en janvier. Le film y a ainsi été entièrement réalisé entre le 17 et le 25 janvier derniers. Toutes les scènes visibles à l’écran ont donc été tournées dans ces mêmes espaces.
Dans un jeu de mise en abyme caractéristique du travail de Brice Dellsperger, les éléments de décor utilisés pour le tournage ont été conservés et intégrés à l’exposition. Les visiteurs peuvent ainsi reconnaître le canapé, les tapis, les costumes et de nombreux accessoires aperçus dans le film. Seuls les équipements techniques, notamment le matériel de son et d’éclairage, ont été restitués au loueur. Cette démarche prolonge l’esthétique du « double » chère à l’artiste : les décors visibles dans le film projeté au MRAC sont précisément ceux qui sont aujourd’hui exposés au Frac.
Il y a comme des effets d’écho, de miroir, de mise en abyme dans la pratique de l’artiste et entre les deux expositions
Nous avons ainsi prolongé ce principe de dédoublement, central dans l’œuvre de Brice Dellsperger. La notion de doublure traverse en effet l’ensemble de sa pratique : les films de la série Body Double rejouent des séquences emblématiques du cinéma des années 1970 et 1980 selon un protocole particulièrement rigoureux. Chaque scène est réinterprétée par un·e unique acteur·ice travesti·e qui incarne, par un jeu de dédoublement, l’ensemble des personnages.
Cette logique de la doublure se prolonge ici à l’échelle des expositions elles-mêmes. Entre le Frac et le Mrac, les œuvres, les décors et les espaces dialoguent selon un effet de miroir qui fait écho au dispositif mis en œuvre dans les films. Les deux expositions deviennent ainsi les doubles l’une de l’autre.
Comment Brice Dellsperger choisit ses acteurs, actrices ?
Pour ce nouveau film, Brice Dellsperger a réuni deux interprètes issues de la scène drag : Jean Biche et Sarah Forever. Jean Biche collabore de longue date avec l’artiste puisqu’il s’agit de leur troisième projet commun. Elle figurait déjà dans Fucking Perfect (Body Double 36), film produit et présenté à la Villa Arson en 2019.
À ses côtés, Sarah Forever rejoint pour la première fois l’univers de Brice Dellsperger. Cette nouvelle collaboration enrichit le dispositif de jeu et de dédoublement propre à l’artiste, en introduisant une nouvelle présence au sein de la série Body Double.
Le tournage s’est déroulé sur place avec une équipe d’une dizaine à une douzaine de personnes mobilisées quotidiennement. Pendant plusieurs jours, les interprètes et les techniciens ont investi les espaces de la galerie, transformée en véritable plateau de cinéma pour les besoins de la production.
Combien de temps a duré le tournage ?
Le tournage s’est déroulé sur une semaine à un rythme particulièrement soutenu. Logées en ville, les deux interprètes rejoignaient chaque matin la galerie dès 7 heures pour plusieurs heures de maquillage et de préparation. À partir de 9 heures, l’équipe de tournage composée d’une dizaine de professionnels, entamait les prises de vue, qui se poursuivaient généralement jusqu’à 20 ou 21 heures.
La présentation des œuvres répond également à un choix curatorial défini dès l’origine avec Brice Dellsperger. Tandis que le MRAC expose la nouvelle production Body Double 41, réalisée dans des conditions proches de celles d’un tournage cinématographique professionnel, le Frac a choisi de montrer exclusivement des œuvres récentes conçues par l’artiste de manière plus autonome, avec des moyens techniques limités.
L’exposition met ainsi en avant quatre films réalisés dans une logique « home made », produits directement par l’artiste, souvent depuis son environnement domestique et avec une équipe réduite. Ce parti pris crée un contraste assumé avec le projet présenté au Mrac : d’un côté, une production d’envergure mobilisant d’importants moyens humains et techniques ; de l’autre, des réalisations plus intimistes qui témoignent de la capacité de l’artiste à poursuivre ses expérimentations dans une logique de production a minima.
Qu’est-ce que nous dit cet univers ?
Au cœur de la démarche de Brice Dellsperger se trouve avant tout une passion profonde pour le cinéma, qu’il explore depuis plus de trente ans. Avec quarante et un films réalisés à ce jour dans la série Body Double, l’artiste développe une œuvre qui interroge autant les récits que les mécanismes mêmes de la fabrication cinématographique. Décors, éclairages, accessoires, costumes, maquillage ou direction d’acteur·ice·s : tous les éléments constitutifs du langage du cinéma deviennent pour lui des matériaux de création à part entière.
Une référence majeure traverse l’ensemble de son travail : le cinéma de Brian De Palma. Body Double #1 reprend ainsi presque à l’identique une scène de Dressed to Kill (Pulsions, 1980), celle du meurtre d’une femme dans un ascenseur par un personnage travesti. Cette fascination n’est pas anodine. L’œuvre de Brian De Palma est elle-même construite autour de jeux de citations, de remakes, de références au cinéma hollywoodien classique et de thématiques récurrentes liées au double, à la duplication des identités et aux personnalités multiples. Autant de motifs que Brice Dellsperger réactive et déplace dans son propre travail.
À cette réflexion sur le cinéma s’ajoute une interrogation constante des questions de genre et de représentation. Les rôles masculins et féminins y sont redistribués, brouillés ou inversés ; les acteur·ice·s incarnent plusieurs personnages simultanément, faisant vaciller les frontières entre les identités.
L’artiste revendique également une esthétique glam et camp, nourrie par les cultures queer et les sous-cultures gays masculines. Son imaginaire puise autant dans le cinéma que dans les séries télévisées populaires des années 1980, telles que Dynasty, Dallas, Charlie’s Angels (Drôles de dames) ou Wonder Woman. Adolescent queer en quête d’évasion, il trouvait dans ces univers des formes d’identification, de spectacle et de liberté. Les célèbres scènes de confrontation de Dynasty, en particulier, ont durablement marqué son imaginaire et continuent d’alimenter son rapport à la performance, à l’excès et à la théâtralité.
Le choix du titre introduit une notion de fantaisie
Le titre de l’exposition fait écho à plusieurs éléments récurrents de l’univers de Brice Dellsperger. Les « boucles » renvoient aussi bien aux répétitions inhérentes à l’image vidéo qu’aux coiffures et perruques omniprésentes dans ses films. Les « bricoles » évoquent quant à elles les accessoires, objets et artifices qui participent à la construction des personnages et des mises en scène. Enfin, les miroirs occupent une place centrale dans son travail : outils privilégiés du dédoublement, ils matérialisent les jeux de reflets, de duplication et de transformation qui traversent l’ensemble de son œuvre.
Au-delà des questions d’identité ou de représentation, Brice Dellsperger revendique également une dimension de plaisir et de joie. Ses personnages évoluent dans des univers volontiers ludiques, où l’humour, l’excès et le spectaculaire occupent une place essentielle.
Les références de l’artiste se situent d’ailleurs souvent du côté du soap opera, des séries télévisées grand public et d’un cinéma où le mélodrame côtoie volontiers l’outrance. Cette culture visuelle nourrit une esthétique parfois proche du burlesque, où les situations, les gestes et les émotions sont poussés jusqu’à une forme d’exagération assumée. Le film Body Double 41, présenté au MRAC, en constitue un exemple particulièrement révélateur : l’œuvre déploie une dimension fondamentalement burlesque, tout en poursuivant les réflexions de l’artiste sur le jeu, le travestissement, la performance et les mécanismes de représentation.
A quand remonte vos liens avec Brice Dellsperger ?
Ma relation avec Brice Dellsperger remonte à près de trente ans. J’ai découvert son travail à la fin de ses études, alors que je travaillais au Frac Sud dans les années 1990. À cette époque, l’institution avait acquis l’un de ses premiers films de la série Body Double, Body Double X, réalisé à la fin des années 1990. Cette œuvre occupe une place singulière dans son parcours puisqu’il s’agit du seul long métrage qu’il ait réalisé, avec Jean-Louis Bernard comme unique interprète de l’ensemble des personnages.
Depuis cette première rencontre, je n’ai jamais cessé de suivre l’évolution de son travail. Cette relation de longue durée s’est notamment concrétisée en 2019 à la Villa Arson, où nous avions produit un film entièrement réalisé sur place. Le processus était très proche de celui mis en œuvre récemment au Frac : le tournage s’était déroulé dans les espaces de l’institution avant que l’œuvre ne soit présentée au public quelques mois plus tard, après les étapes de postproduction.
Quelle programmation autour de l’exposition ?
En plus d’une rencontre avec l’artiste organisée au moment du vernissage au MO.CO., d’autres événements ont été conçus conjointement par le Frac et le MRAC afin de prolonger le dialogue entre les deux expositions.
En parallèle, l’équipe de médiation du Frac a par développé un programme particulièrement riche et ludique à destination des publics scolaires et universitaires. Des visites adaptées sont proposées aux classes de l’école voisine du Frac, mais aussi à l’ensemble des établissements partenaires du territoire. Conçues comme de véritables expériences de découverte, elles permettent d’aborder les thématiques du cinéma, du jeu, du dédoublement et de la performance à travers des formats participatifs.
Des ateliers et jeux destinés aux familles invitent également les visiteurs à explorer l’exposition de manière sensible et créative, tandis que l’« Arty Vendredi Club », destiné aux adolescents, propose un espace d’expérimentation et des clés d’accès originales autour des univers du cinéma, des cultures queer ou de la performance.
Vous venez de participer à un comité d’acquisition. Qu’est ce qui définit la collection du Frac Occitanie Montpellier ?
Forte de 1 555 œuvres, la collection du Frac Occitanie Montpellier se caractérise par une grande pluralité de styles et de médiums. Là où certains Frac ont fait le choix d’orientations plus thématiques ou spécialisées, à l’image du FRAC Picardie, historiquement tourné vers le dessin, le Frac Occitanie, dès sa création en 1982, a privilégié une ligne fondée sur la diversité des pratiques et mediums artistiques.
En 2025, la collection s’est ainsi enrichie de 38 nouvelles œuvres, acquises auprès de 23 artistes : 11 hommes, 8 femmes et 4 duos. Cette dynamique d’acquisition confirme l’attachement de l’institution à une représentation large des démarches contemporaines.
À mon arrivée il y a trois ans, ce principe de diversité était déjà solidement ancré. Il ne s’agissait donc pas de le remettre en question, mais de poursuivre une orientation qui me convient pleinement.
Quel est le budget d’acquisition du Frac ?
Cette année, en 2026, il est très exactement de 133 000 €.
Un chiffre qui reste heureusement stable.
Si l’on souffre de réduction comme d’autres régions, cela se traduit pour nous plus en termes de fonctionnement.
Combien de personnes composent l’équipe du FRAC ?
Nous sommes 11 collaborateurs en tout, ce qui représente neuf temps complets.
Quelles synergies souhaitez-vous poursuivre ou développer sur le territoire ?
La vocation du Frac Occitanie Montpellier est avant tout celle de la diffusion de sa collection. L’institution figure parmi les Frac les plus actifs en matière de prêts, avec environ 300 œuvres diffusées chaque année, soit l’équivalent d’une quarantaine d’expositions sur l’ensemble du territoire.
Cette diffusion s’inscrit dans une grande diversité de lieux et de contextes : établissements scolaires (écoles, collèges, lycées), universités, centres sociaux, équipements municipaux, lieux patrimoniaux ou encore structures associatives. L’objectif est clairement d’aller à la rencontre de publics qui n’ont pas toujours un accès direct aux espaces d’exposition contemporains.
À une échelle plus proche, le Frac développe également des collaborations régulières avec les institutions culturelles du territoire, notamment le MO.CO.. Des prêts d’œuvres ont ainsi accompagné la programmation de la Biennale Sol durant l’hiver, tandis que l’ensemble de la programmation de performances de la biennale a été accueilli au Frac entre février et mars.
Les échanges se poursuivent également avec le MRAC Sérignan, ainsi qu’avec le Carré d’Art, où de nombreuses œuvres issues de la collection sont déposées. Cette dynamique de circulation témoigne d’une mission élargie : investir aussi bien les grands équipements institutionnels que des structures plus petites, associatives ou de proximité, afin de faire rayonner la collection sur des terrains multiples et complémentaires.
Par rapport au Frac Occitanie, Toulouse, comment vous vous répartissez les rôles ?
Les deux Frac de la région partagent des missions similaires, tout en se répartissant le territoire afin d’assurer une meilleure circulation des œuvres et une logistique plus efficace.
Le Frac Occitanie Montpellier intervient ainsi sur l’ancien territoire du Languedoc-Roussillon, de Perpignan à Mende, tandis que le Les Abattoirs couvrent l’ex Midi-Pyrénées.
Si cette répartition structure les actions au quotidien, les deux institutions collaborent régulièrement. Elles viennent notamment de co-inaugurer l’exposition Pop-Up Collections à Carcassonne et développent également des projets à l’échelle européenne. Ces coopérations témoignent d’une relation de travail étroite et constructive.
Cette organisation répond aussi à des contraintes très concrètes : elle permet d’optimiser les coûts et de limiter les déplacements, notamment les transports d’œuvres sur de longues distances en véhicule ou en camion.
Quel est le principe de Pop-Up Collections ?
Il s’agit d’une exposition d’envergure, constituant le projet majeur de l’année pour les deux FRAC. L’ensemble réunit une centaine d’œuvres issues d’une cinquantaine d’artistes, déployées dans cinq lieux patrimoniaux emblématiques de la ville.
Le parcours investit notamment le Musée des Beaux-Arts, le Centre d’art contemporain, la Halle aux Grains, ainsi que trois chapelles désacralisées, dont la chapelle du Petit Saint-Gimer. Cette configuration éclatée permet de faire dialoguer les œuvres contemporaines avec des architectures patrimoniales singulières.
Vous consacrez une exposition à l’artiste Damien Fragnon, rencontré récemment à Bruxelles et Grenoble, au Pôle culturel départemental du Château d’Arras à Vigan
Cette exposition « Men who Sold the World » a comme point de départ la sculpture céramique Hydrothermal Expérience acquise par le FRAC en 2024. Initialement conçue comme une fontaine par son système hydraulique de ruissellement et technologique par l’usage de micro-panneaux solaires garantissant son autonomie, elle est installée pour la première fois hors d’eau. Elle résulte des recherches menées par Damien Fragnon autour de l’éco-responsabilité et de régénération du vivant. Après avoir réalisé des tests et installée des céramiques dans le canal de Sète, dans une zone polluée, quelques mois plus tard des espèces sont revenues, les cavités de la sculpture offrant un refuge, un abri aux propriétés éco-réparatrices (éléments nutritifs). Travaillant sur un temps long, l’artiste laisse la place à l’alchimie des expérimentations et aux réactions du biotope investi par ses œuvres. C’est pourquoi chaque salle est pensée selon une ambiance particulière. Sa démarche est à la fois méditative et philosophique face à un monde capitaliste de la rapidité et du confort. Le titre est assez éloquent dans ce sens.
Par rapport au MO.CO. Esba Montpellier, quelles actions de soutien à l’émergence proposez-vous ?
Le Frac Occitanie Montpellier développe une importante activité en lien avec les écoles d’art et la formation des jeunes artistes. Chaque année, entre décembre et janvier, un workshop est organisé sur place avec les étudiants de quatrième année du MO.CO. Esba.
L’institution propose également des formats de visites spécifiques, intitulés « On refait l’exposition », en collaboration avec les écoles d’art de Sète, Montpellier et Nîmes. Ces rencontres invitent les étudiants et étudiantes à formuler un regard critique sur les expositions, mais aussi sur l’ensemble du projet : scénographie, parti pris esthétique, dispositifs de médiation et stratégies de communication.
Plus récemment, un nouveau programme intitulé « Nos yeux les plus sincères » a été mis en place afin d’accompagner les jeunes diplômé·es dans leur insertion professionnelle, environ cinq ans après l’obtention de leur diplôme. Ce dispositif concerne les quatre écoles supérieures d’art de la région Occitanie : l’ÉSAD Pyrénées, l’École supérieure des beaux-arts de Nîmes, l’isdaT, ainsi que le MO.CO. Esba.
Quelle est votre prochaine exposition ?
Le 24 septembre prochain, la galerie du Frac accueillera une exposition de l’artiste marocain Mohamed Lekleti, qui vit à quelques centaines de mètres de l’institution. Le dessin occupe une place centrale dans sa pratique, développée comme un vaste rébus visuel où se croisent mythologies, traditions orales et récits contemporains, mais aussi des questions de contrôle, d’exil et de déplacement.
Cette proposition s’inscrit dans la continuité de la programmation du Frac et dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026. Elle fait également suite à ma découverte de l’artiste lors de mon arrivée au FRAC.
Le projet s’inscrit dans une dynamique de coopération internationale avec une seconde exposition monographique prévue au musée de Tanger, à la Kasbah, du 19 juin au 30 novembre 2026, tandis que celle du Frac se tiendra du 24 septembre au 23 décembre 2026.
Pour l’occasion, nous avons une commande spécifique à l’artiste : la réalisation d’un grand dessin mural qui investira l’ensemble des murs de la galerie du Frac. À Tanger, l’exposition adoptera une forme différente, plus rétrospective et immersive, offrant une lecture plus large de son univers.
Infos pratiques :
Actuellement dans la galerie du Frac
Brice Dellsperger
Boucles, bricoles et miroirs
Jusqu’au 5 septembre
En parallèle au Mrac Occitanie : Jean Biche et Sarah Forever dans « Le Cours des choses »
Brice Dellsperger est représenté par la galerie Air de Paris qui a annoncé sa fermeture. L’occasion de rendre hommage à la vision de Florence Bonnefous que j’ai eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises à Komunuma (Romainville) et Art Basel. Figure pionnière et indépendante des galeries françaises reconnue à l’international, ses engagements, son humour et sa ténacité, ses luttes vont nous manquer.. La maladie n’avait pas atteint l’insolence de son regard. relire son interview (lien vers).
Hors les murs : En Occitanie
Damien Fragnon
Men Who sold the World
https://www.frac-om.org/expositions/a-voir-en-occitanie
Prochainement :
Mohamed Lekleti
En déséquilibre / في اختلال التوازن
Saison méditerranée
Du 24 septembre au 23 décembre 2026











