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Prix Marcel Duchamp 2026 : l’annonce des artistes nommé.es

Artistes nommés au Prix Marcel Duchamp 2026 – Josèfa Ntjam, Laura Henno, Brognon et Rollin, Joel Andrianomearisoa courtesy des artistes, photos Piercarlo Quecchia, @ADAGP 2024 – Mohamed Bourouissa – Granduchy – Studio Joël Andrianomearisoa, Almine Rech

Claude Bonnin, président de l’ADIAF a annoncé le 8 janvier, les 4 artistes nommé.es (3 + 1 duo) pour la prochaine édition du Prix Marcel Duchamp : 

Joël Andrianomearisoa
1977, Almine Rech (Paris) et Sabrina Amrani (Madrid)

David Brognon et Stéphanie Rollin
1978 et 1980, MFC Michèle Didier (Paris)

Laura Henno
1976, Galerie Nathalie Obadia (Paris)

Joséfa Ntjam
1992, Nicoletti Contemporain (Londres)

Dans le cadre d’un nouveau partenariat entre l’ADIAF/ le Centre Pompidou et le Musée d’Art Moderne de Paris, les quatre artistes nommé.es de l’édition 2026 présenteront leurs œuvres dans une exposition dédiée au sein des collections du Musée d’Art Moderne de Paris, en accès libre, du 2 octobre 2026 au 14 février 2027.

Les artistes nommé.es : 

Diplômé de l’École spéciale d’architecture (Paris) en 2003, Joël Andrianomearisoa s’exprime à travers différents médiums et matériaux, cherchant à donner forme à des récits non explicites, souvent abstraits. De la sculpture aux installations, de l’artisanat aux écritures, du textile à l’architecture, il adopte une approche plurielle qui s’inspire de ses essences malgaches mais surtout du monde et de ses multiples géographies. Imprégné d’expériences émotionnelles complexes, son travail donne naissance à des œuvres délicates et aussi en tension comme nos souffles de vie. Une série d’exercices en constante évolution … des recherches permanentes autour de la matérialité des émotions.

Photographe et cinéaste, Laura Henno construit une œuvre résolument politique, où chaque projet met en lumière des réalités parallèles, souvent marquées par le déplacement ou la migration. À travers des films et des photographies, elle explore la géopolitique de l’archipel des Comores, retraçant la complexité des migrations dans cette zone de l’océan Indien. Elle s’intéresse particulièrement aux vies clandestines qui se forment dans les interstices invisibles de Mayotte, depuis sa séparation avec le reste de l’archipel. Privilégiant une approche immersive au sein des communautés qu’elle suit pendant plusieurs années, l’artiste construit des relations fortes avec ses protagonistes. 

Josèfa Ntjam est une artiste, performeuse et écrivaine dont la pratique combine la sculpture, le photomontage, le film et le son. Puisant la matière première de son travail sur Internet, dans des livres de sciences naturelles et des archives photographiques, Ntjam utilise la méthode de l’assemblage — d’images, de mots, de sons et d’histoires — pour déconstruire les discours hégémoniques sur les notions d’origine et d’identité. Son travail tisse de multiples récits tirés d’enquêtes sur des événements historiques ou des découvertes scientifiques, auxquels elle confronte des références à la mythologie africaine et à la science-fiction. Ces discours et iconographies apparemment hétérogènes sont rassemblés dans un effort de réappropriation de l’Histoire, à laquelle Ntjam confronte des constructions narratives explorant des espaces-temps à venir — des « entre-deux mondes » où les systèmes de perception et de nomination d’entités fixes sont déjoués.

David Brognon et Stéphanie Rollin vivent et travaillent à Paris et au Luxembourg. Les deux artistes démarrent leur collaboration en 2006, après leur rencontre au MUDAM de Luxembourg. Ensemble, ils développent un travail singulier (installations, sculptures-objets, vidéos, performances, photos), dont l’humain est le matériau principal et la rencontre le moteur. À partir de situations réelles et le plus souvent complexes, ils donnent corps à l’expérience du temps, de la durée ou de l’attente, en prise directe avec la matérialité d’un territoire et de ses limites – en particulier dans le contexte de situations d’enfermement. Attentifs à la marge plutôt qu’au centre, les artistes s’intéressent aux interstices flous où la société cantonne celles et ceux qu’elle marginalise ou invisibilise.


L’annonce du lauréat.e de l’édition 2026 aura lieu au Musée d’Art Moderne de Paris, le jeudi 22 octobre 2026, 
durant la semaine de l‘art.

Mes pronostics vont à Josèfa Ntjam qui nous avait ébloui lors de la dernière Biennale de Venise avec l’installation « Swell of spæc(i)es ». 

L’ADIAF :

Dans la continuité de son engagement, l’ADIAF a lancé en 2022 les Bourses ADIAF EMERGENCE, dispositif de soutien à des artistes de moins de 40 ans, commissaires d’exposition et jeunes diplômés d’écoles d’art, afin d’accompagner leur trajectoire de développement et de reconnaissance.

Calendrier du Prix :

Exposition au Musée d’Art Moderne de Paris

du 2 octobre 2026 au 14 février 2027 sous le commissariat de Nicolas Liucci-Goutnikov (conservateur au Centre Pompidou et chef de service de la Bibliothèque Kandinsky) et Odile Burluraux (conservatrice en chef du Musée d’Art Moderne de Paris).

Jeudi 22 octobre 2026 : Annonce de l’artiste lauréat.

www.adiaf.com

https://www.mam.paris.fr/fr

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